Le coup d’Etat inachevé

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Une vue de quelques membres du CTRI durant leur déclaration

On ne le dirait jamais assez, un coup d’État est une action politique par laquelle un groupe des forces de défense et de Sécurité ou de militaires renverse le gouvernement en place de manière illégale et prend le contrôle du pouvoir de l’État, c’est-à-dire l’autorité et la capacité du gouvernement à prendre des décisions et à exercer son autorité sur le territoire et sur ses citoyens.

Cela inclut le pouvoir législatif (création de lois), exécutif (mise en œuvre de ces lois) et judiciaire (application des lois et jugement des affaires).

Qualifié par le président du comité de Transition pour la Restauration des institutions (CTRI) le Général de Brigade Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA de coup de libération du peuple, expression utilisée pour décrire un renversement du gouvernement considéré comme oppressif et illégitime, dans le but de libérer le peuple gabonais de ses contraintes et de restaurer la démocratie et les droits fondamentaux.

Si l’enthousiasme des Gabonais se ressent jusque chez ceux de la diaspora (l’accueil des gabonais vivant à Malabo en est un exemple patent), et si certains symboles de cette libération sont bien accueillis (l’emprisonnement de Noureddine et sa bande par exemple, etc.), il n’en demeure pas moins que les institutions qui ont causé la misère des gabonais et finalement leur courroux contre le régime déchu sont encore bien debout et narguent toujours les gabonais.

À titre d’exemple, au plan Judiciaire, (troisième attribut du  pouvoir d’un comité militaire), le conseil supérieur de la magistrature, la rentrée judiciaire qui est une  coutume, tous les textes qui régissent la justice et les finances publiques, le secteur diplomatie, et les entreprises d’État..ne sont pas encore, ni touchés, ni inquiétés, comme si rien ne s’était passé.

Or il se trouve que les vraies causes qui ont conduit le pays dans l’abîme viennent de là.
Comment va-t-on croire que le pays est libéré si ces forteresses de l’ancien pouvoir subsistent?

N’est-ce-pas là une preuve que la libération est inachevée?
Le vrai débat est là.

Par PETIT-LAMBERT OVONO ÉVALUATEUR CERTIFIÉ DES POLITIQUES PUBLIQUES PRÉSIDENT DE SOGEVAL

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