Le compte Facebook du ministre de la Santé piraté: que faut-il faire?

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« Une page Facebook avec mon nom a été créée depuis ce matin par des personnes indélicates et sans foi ni loi. Celle-ci fait état de fausses informations selon lesquelles un premier cas de maladie à Coronavirus aurait été détecté au Gabon. Je confirme qu’aucun cas de maladie de Coronavirus n’a été ni détecté ni confirmé sur le territoire gabonais » écrit le ministre de la Santé Max Limoukou, sur sa page officielle après avoir été victime d’un piratage. Il y’a plusieurs explications à cela:

  • Soit, le ministre a fait l’objet d’un piratage par un cybercriminel. Par mégarde il a cliqué sur un lien vous invitant à télécharger un document, un logiciel, alors qu’en réalité, il s’agit d’un virus.
  • Soit une personne de l’entourage du ministre ou faisant partie de ses amis Facebook connaît son mot de passe ou a utilisé un « keylogger ». Il s’agit d’un logiciel permettant de connaître  à distance tout ce qui est tapé sur le clavier d’un ordinateur ou d’un smartphone.

En effet, cette action de piratage de la page Facebook du ministre a donnée lieu ce soir à la diffusion sur les réseaux sociaux d’informations internes sur le coronavirus. Ceux qui font circuler ces fausses informations sèment le doute et la désinformation. Cette opération relève manifestement de la déstabilisation démocratique. L’ambition des auteurs de cette fuite est de toute évidence de nuire non seulement au ministère de la Santé, mais aussi au Gabon.

Il ne s’agit en effet pas d’une simple opération de piratage mais bel et bien d’une tentative de déstabilisation des mesures de prévention du ministère de la Santé. Il importe par conséquent de prendre en considération la nature du poste, de bien prendre conscience qu’il est purement et simplement faux et l’opportunité de l’écho à donner à cette opération de déstabilisation.

Il revient au ministre de la Santé Max Limoukou de prendre toutes les initiatives nécessaires auprès des acteurs publics et privés pour faire la clarté sur cette opération inédite dans une campagne de prévention contre une épidémie d’une ampleur mondiale comme le coronavirus. La gravité des faits est d’ores et déjà une certitude et le ministre ne saurait tolérer que les intérêts vitaux de la démocratie soient ainsi mis en danger.

Au Gabon, il existe déjà un panel de lois à l’exemple de l’Ordonnance n° 15 du 23 février 2018 portant réglementation de la cybersécurité et de lutte contre la cybercriminalité en République Gabonaise.

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