Les Gabonais sont confrontés aujourd’hui à une crise sanitaire inédite et ils se retrouvent du même coup dans une situation inédite. Il revient au ministre de l’Economie et des Finances Jean Marie Ogandaga de parvenir à jeter les bases du salut public. A très court terme, en sauvant des vies. Mais, à très court terme aussi, en sauvant l’économie gabonaise.
Face au choc du Covid-19, les conséquences de l’environnement international (contraction de la demande de nos principaux produits d’exportation, en particulier le pétrole, le manganèse, le bois) sur le cadre macroéconomique se sont notamment traduites par la mise à l’arrêt de certains secteurs d’activités, le confinement des populations ainsi que la fermeture des frontières. En termes d’incidence, on note en particulier la baisse de près de 597,3 milliards de francs CFA des recettes budgétaires de l’Etat. Ainsi, les allocations budgétaires de la Loi de Finances Rectificative 2020 ont été guidées, en priorité, par la couverture des charges relatives : au Covid-19 ; au fonctionnement optimal des services dits essentiels à la vie de la nation ; au respect des engagements financiers de l’Etat ; aux dépenses sociales (Santé, Education, prestations sociales et allocations d’études, etc.) ; à l’optimisation des dépenses d’investissement ; à la régularisation des situations administratives, notamment les rappels de solde des personnels admis à faire valoir leurs droits à la retraite.
Parmi les domaines d’action ayant vu leurs budgets à la hausse, il y a la Santé dont les financements supplémentaires visent à lutter efficacement contre le Covid-19, à payer la prime Covid annoncée par le Président de la République, mais aussi à intensifier la mise en œuvre de la réforme du système sanitaire national. Les principales actions seront donc orientées vers l’optimisation des capacités opérationnelles du laboratoire baptisé «Laboratoire Pr GAHOUMA», avec une capacité de 10.000 tests Covid-19 par jour, la création de centres de tests sur l’ensemble du territoire afin d’assurer un dépistage massif, la mise à disposition des équipements de protection pour les personnels de santé, l’approvisionnement des structures sanitaires en médicaments ainsi que le renforcement des unités de soins intensifs.
Il y a ensuite la Prévoyance sociale où les acquis sont pérennisés avec notamment l’assurance maladie universelle pour protéger les couches les plus vulnérables, la prise en charge des mères célibataires, les personnes âgées, les veuves et les orphelins.
Puis l’Economie forestière pour laquelle les ressources supplémentaires sont liées au renforcement des capacités opérationnelles des écogardes et à la prise en compte de deux nouveaux dons pour le financement de la conservation de la biodiversité.
En outre, le projet de loi de finances fait effectivement ressortir une contraction des dépenses induite par la raréfaction des ressources. Cette baisse, qui a impacté tous les secteurs y compris ceux dits essentiels, concerne aussi bien les dépenses de fonctionnent que les dépenses d’investissement. Elle s’inscrit dans le cadre du dialogue permanent avec la communauté financière internationale qui nous accompagne vers une plus grande efficacité de la dépense publique. Dans ce sens, l’inscription d’un projet de développement dans la loi de finances est assujettie à l’existence préalable d’études. En particulier concernant l’investissement, ces baisses impactent d’une part les financements extérieurs. Il s’agit du reprofilage de certains projets dans les secteurs de l’Eau et l’électricité, des infrastructures et de l’agriculture ; Et d’autre part les financements sur ressources propres. La révision à la baisse tient compte de nos capacités d’absorption au cours de l’année budgétaire au regard de l’observé conjoncturel, mais également de la maturité des projets soumis au finance- ment par le budget de l’Etat. Les principaux secteurs impactés sont l’enseignement supérieur, les infrastructures, l’agriculture, la défense et la sécurité.
La forte contraction des ressources a entraîné un besoin de financement. Pour y faire face, deux axes ont été privilégiés. Le premier volet concerne une plus grande mobilisation de recettes budgétaires supplémentaires à travers l’optimisation du recouvrement par e-tax et Sydonia word d’une part, et l’introduction de nouvelles dispositions fiscales, d’autre part. Ces dernières ont notamment trait à la fiscalité forestière ou encore à l’élargissement de l’assiette de TVA. Le second aspect renvoie à une réallocation des ressources disponibles conjuguée à une plus grande maîtrise de charges.
En dépit de ces importants efforts, le Gabon va bénéficier du soutien financier de la communauté internationale pour combler le gap de financement résiduel.
Par ailleurs, il importe de relever la volonté du gouvernement de poursuivre l’assainissement des finances publiques à travers la maîtrise de la masse salariale par l’intermédiaire du nettoyage du fichier Solde ; l’exploitation des résultats du recensement biométrique ainsi que l’amélioration du système de gestion des ressources humaines ; la maîtrise des dépenses de fonctionnement par la rationalisation des baux administratifs ; une meilleure gestion des consommations publiques (eau, électricité et téléphone) ainsi que des charges relatives aux frais de déplacement des agents publics ; l’optimisation des dépenses de transferts en faveur des collectivités locales et la poursuite de la réforme relative aux subventions.
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