La libre circulation en zone CEMAC, beaucoup reste à faire.

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Siège de la CEMAC à Bangui en RCA

La libre circulation des personnes est un acquis fondamental de la construction de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Mise en place dans le cadre du marché intérieur, elle a pris une dimension plus large depuis la conférence internationale d’avril 2022 à Libreville sous le thème : « Les instruments et les enjeux de l’intégration régionale en Afrique Centrale ». Elle est aussi indissociablement attachée à la citoyenneté dans la sous-région.

En effet, la libre circulation recouvre le droit d’entrer et de circuler sur le territoire d’un autre Etat membre de la CEMAC ainsi que le droit d’y séjourner afin d’y exercer un emploi et d’y demeurer, sous certaines conditions, après y avoir occupé un emploi. De la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux, les quatre libertés, base de la construction de la sous-région CEMAC, sont en péril. Des difficultés réelles affectent la dynamique de la libre circulation. Elle souffre de l’essoufflement du marché intérieur et des graves conséquences de la crise. Elle pâtit aussi de la montée des inquiétudes face à la pression migratoire extérieure et au contexte de l’élargissement. Celui-ci attise en particulier les craintes d’un dumping social. Identifier ces difficultés est nécessaire pour leur apporter des réponses pragmatiques sans remettre en cause ce principe fondateur. La libre circulation est un révélateur du défi majeur de la convergence économique et sociale que la CEMAC doit relever.

Ainsi, à travers l’intégration sous-régionale et la libre circulation des personnes, la CEMAC parviendra au décloisonnement des échanges et au brassage des peuples et de leurs cultures. Car, depuis décembre 2021, pour fluidifier la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale), le Comité de pilotage du Programme de réformes économiques et financières (Pref-CEMAC) a demandé aux États de réduire les postes de contrôle sur les corridors qui relient les pays.

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