La CNNII : la descente aux enfers !

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Le secteur du transport maritime est désormais au bord du gouffre. La Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII), qui faisait la fierté du pays lors de sa création,  il y 7 ans de cela, n’arrive plus à joindre les deux bouts.

Lors de leur mouvement d’humeur, lancé le 26 octobre dernier, par le collège des délégués du personnel de ladite entreprise, les employés réclamaient 5 mois d’arriérés de salaires, le paiement des cotisations CNSS, CNAMGS prélevés sur les salaires des agents et le retour des agents en congés techniques. Des revendications soumises à la l’appréciation de la Direction générale. Sachant qu’il ne pouvait pas répondre au cahier des charges des délégués du personnel, ce dernier a joué à la montre en effectuant un autre voyage sur  Port -Gentil.

En effet, ce que le Directeur général Carl Ngueba Boutoundou, ne veut pas dire aux employés c’est que, l’entreprise est au bord du gouffre. Et que,  les anciens Directeurs  et lui-même, ont  plombé les caisses de l’entreprise.

Aussi, les conclusions de la revue des comptes des exercices antérieurs initiée en 2020 et confiée au Cabinet KPMG ont mis en évidence des problèmes techniques et financiers presqu’insurmontables : « Une accumulation continue de pertes financières depuis la création de la compagnie ; une situation de quasi faillite caractérisée par des fonds propres négatifs de l’entreprise (l’entreprise a mangé son capital) ; une absence de mécanismes comptables de renouvellement des équipements de production (navires, logistique, mobilier) ; une masse salariale ayant augmenté de 250% entre 2013 et 2018 et représentant 76% du chiffre d’affaires ; et des coûts d’exploitation élevés en raison de charges locatives excessives de bateaux et de matériel logistique ».

Depuis que Carle Ngueba Boutoundou est à la tête de cette société, il n’a jamais cherché à remettre sur pied l’ensemble de la flotte composée de 8 navires aujourd’hui obsolètes. La CNNII  avec tous les moyens financiers mis à disposition par l’Etat, est encore obligée de louer les navires.

C’est donc devenu l’enfer pour les employés de cette structure.   La CNNII navigue désormais, avec son directeur général, en eaux troubles. Car, la forte masse salariale, l’insurmontable retard de reversement des cotisations sociales, l’accumulation des pertes financières, les coûts d’exploitation élevés, sont autant de choses qui vont amener cette société à mettre la clé sous le paillasson.

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