Les conflits homme -faune et ses conséquences sur les populations des zones rurales semblent ne plus être la tasse de thé des autorités gabonaises, notamment celles du département du Komo-Kango.
Plantations dévastées, villages ravagés, et exode rural des populations. Les pachydermes, les singes, les porcs-épics, hérissons et rats sont devenus les nouveaux propriétaires des villages et des plantations dans le département du Komo- Kango. Ces derniers mois, c’est devenu un véritable calvaire pour les populations de ce département. Les responsables administratifs et les élus bien informés de la situation semblent ne pas être en mesure d’apporter des solutions idoines et des aides à leurs administrés. Des aides, pour permettre à ces familles de joindre les deux bouts.
Dans le premier et le deuxième canton, les pachydermes et les populations se côtoient tous les jours. Dans certains villages, les pachydermes ont obligé les populations à s’éloigner de leur village.
Au troisième canton, l’état de la route est devenu la raison principale des administrés pour ne pas venir en aide aux populations résidantes. De ce côté, les populations pensent désormais à l’exode rural. « Nous n’avons plus de quoi nous nourrir ici, avec l’état de la route, les voitures arrivent dans le canton difficilement », a relevé monsieur Ndong, habitant d’un village du canton. A la question de savoir si, les autorités administratives étaient informées de la situation, les populations rassurent que ces derniers ont toutes les informations en ce qui concerne leur situation de précarité.
Une situation déplorable, au moment où, certains acteurs politiques affirment s’inscrire dans la droite ligne de l’appel à la solidarité nationale lancé par le Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, invitant les maillons forts à venir en aide aux plus démunis, notamment en cette période difficile de crise sanitaire liée au Covid-19, qui restreint les mouvements.
L’on ose croire que, les acteurs politiques et les responsables administratifs de ce département vont écouter ces cris de détresse des populations de leur localité.

