Journée Internationale de la femme : Sous le signe du cheveu naturel à l’Africaine !

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Des femmes africaines capables de relancer l'Afrique

L’Institut Français du Gabon (IFG) a servi de cadre ce samedi 7 mars 2020 à la célébration de la Journée internationale de la femme. C’est Madame Prisca Koho Nlend, Ministre de la Promotion & de Intégration de la Femme au Développement, Chargée de la Lutte contre les violences faites aux femmes, Chargée de l’Investissement Humain et des Solidarités Nationales qui a procédé au lancement des activités de la journée ; en présence du Premier ministre Julien Nkoghe Bekale, et de quelques membres du gouvernement, sans oublié le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Gabon, Stephen W. Jackson.

Sous le signe des cheveux naturels et de la tradition de la coiffure de la femme africaine, cette Journée Internationale a été marqué par d’autres temps forts notamment la Déclaration d’engagement des Femmes Leaders Gabonaises et de leurs organisations pour la création d’un chapitre national du Réseau Des Femmes Leaders Africaines (AWLN). Totalement dédiée à toutes les personnes ayant la même passion et la même fierté de la nature originelle de leur cheveu, cette journée a favorisée non seulement des échanges, de nouvelles rencontres, mais aussi des réponses à des interrogations et initiation à des techniques de beauté capillaires.

En effet, beaucoup de femmes sont déçues par le défrisage (chute de cheveux, alopécie, irritations du cuir chevelu) mais elles pensent que la solution du retour au naturel n’est pas envisageable à cause de la rareté des produits et surtout des salons de coiffures spécialisés.

Ce n’est pas seulement de la beauté des cheveux dont il s’agit, il s’agit aussi de santé capillaire. Il s’agit de la santé de nos populations, il s’agit de la santé de nos enfants. Un enfant doit garder ses cheveux naturels crépus. Il s’agit de diminuer à long terme les maladies du cuir chevelu dues à l’utilisation abusive des produits défrisants, colorants permanents et du port des mèches. Des études en cours tendent à établir un lien entre l’abus des produits défrisants et l’apparition des fibromes utérins chez les africaines. Il provoquerait également la puberté précoce chez les jeunes enfants et des problèmes urinaires.

Cette journée internationale de la femme a été une opportunité de faire la promotion du retour aux cheveux naturels crépus et contribuer à préserver la santé des populations, car c’est un acte, un devoir civique. En cela, la séquence débat sur le thème « Le retour à la coiffure traditionnelle et naturelle, tendance de mode ou véritable défi » dont l’objectif était de promouvoir la beauté naturelle, la beauté africaine, de démontrer que la femme africaine a le choix était instructive. La séquence culturelle et artistique avec le concours d’éloquence sur le thème « L’implication des hommes et la réalisation de la parité des sexes » qui a vu la participation des lycées Jean Hilaire Aubame Eyeghe, Mikolongo, Quaben, Lupios, Ntchoréré, fut elle de très bonne facture.

Cette journée Internationale de la femme s’inscrira dans l’histoire comme partenaire au développement durable, soucieux de notre société, de ses valeurs et de la santé de la population. Rendez-vous l’année prochaine.

 

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