Insécurité : Certains taximen indexés.

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Une vue de la circulation des taxis à Nzeng-Ayong.

Depuis quelques mois, les populations, notamment celles habitant Libreville et ses environs se plaignent d’agressions récurrentes dont les lieux de crimes sont les taxis.

Emprunter un taxi la nuit dans la capitale gabonaise requière une certaine prudence de la part des usagers. Car certains taximen, souvent accompagnés de complices, seraient les auteurs de d’odieux braquage lorsqu’ils embarquent un client pour des différentes destinations. Les zones les plus prisées par ces terreurs sont les quartiers nord (Akanda okala, Angondjeetc.) et sud (Owendo, Port etc.) comme en témoigne cette dame.

« Un jour j’ai pris un taxi en demandant une destination bien précise, arrivée à un carrefour il a pris une autre destination je me suis plaint, ils m’ont répondu «  la ferme ! » avec un ton impératif, à quelques mètres de là, il y avait un contrôle, celui qui était assis derrière avec moi m’a arraché le sac, il m’a poussé et ont fait demi-tour, j’ai crié au secours ! Au secours ! Les forces de l’ordre venues pour me secourir m’ont trouvée à même le sol entrain de pleurer. Dans le sac il y avait une somme de 100.000 francs CFA » a expliqué Jeanne qui garde un mauvais souvenir.

Des scènes regrettables de cette nature se déroulent certainement chaque semaine, à Libreville et ses environs en week-end comme les jours ouvrables, surtout à la fin du mois ou chaque quinzaine. Comme en témoigne cet agent qui travaille dans une entreprise privée de la place « Chaque quinzaine, nous avons des avances sur salaire.  Au sortir du travail, nous sommes allés prendre un verre.   Après    j’ai pris un taxi, j’étais devant avec le chauffeur et j’ai senti que le passager qui était derrière moi me fouillait les poches, je me suis opposé, le chauffeur et le client que j’ai trouvé à bord m’ont traité de fou tout en me rouant de coup, je suis descendu en vérifiant l’argent il avait réussi à me soutirer quelques billets de banque d’une valeur de 30 000 francs CFA » a regretté Patrick.

La plupart des taximen que nous avons rencontrés parlent de mauvaise moralité de la part de certains de leurs collègues qui veulent gagner de l’argent rapidement et facilement. Ces derniers oublient que la réussite dans la vie implique beaucoup d’efforts et de sacrifices.

La vigilance reste de mise pour les populations qui cherchent à se déplacer de jour comme de nuit, en attendant que les autorités mettent en place une véritable politique visant à sécuriser les compatriotes.

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