Une délégation de facilitateurs du dialogue entre les syndicats du secteur éducatif et le gouvernement, conduite par Pierre Mintsa, Gaston Mindoungani et Georges Mpaga, a séjourné à Port-Gentil pour clarifier la situation et apaiser le climat social marqué par la grève des enseignants.
À leur arrivée, les membres de la délégation ont présenté leurs civilités aux autorités locales et ont échangé avec les représentants syndicaux. L’objectif principal de la mission était d’informer les autorités locales sur l’état réel des discussions engagées entre le gouvernement et les syndicats, et de rétablir la vérité face aux rumeurs de menaces du président de la République.
Les facilitateurs ont démenti formellement ces accusations, affirmant que le chef de l’État avait tenu un discours d’ouverture et de responsabilité, encourageant les syndicats à exprimer leurs revendications. Le président a également exposé les implications financières du mouvement social, estimant que les économies réalisées pourraient être réorientées vers la construction d’établissements scolaires modernes.
La rencontre avec la base syndicale au CAPL a mis en lumière une fracture au sein du mouvement syndical, avec deux tendances distinctes : les modérés et les radicaux. Les modérés, plus nombreux, ont salué l’exercice d’information et de pédagogie mené par les facilitateurs et ont promis de lever la grève.
Cependant, les radicaux ont manifesté leur opposition à toute suspension immédiate du mouvement, créant un climat de tension. Malgré cela, l’issue des échanges a été jugée globalement positive, avec un leader syndical déclarant que tout était désormais clair et qu’ils allaient expliquer la suspension de la grève à leurs bases.
La délégation poursuit maintenant sa mission vers d’autres localités pour contribuer à une sortie de crise responsable et durable dans le secteur éducatif.
Source OMI.

