Gabon/Trafic des enfants : Que fait l’UNICEF ?

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La population répond rien du tout, au regard du peu d’intérêt que cette organisation accorde aux enfants en République gabonaise. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a comme à son habitude fait semblant de parler de la protection des enfants, le samedi 19 novembre dernier. C’était à la faveur de la journée mondiale de l’enfance. Une manifestation qui réunissait les enfants de 8 à 14 ans à la Baie des Rois a été une belle blague.

Chaque année, ce sont toujours les enfants des orphelinats qui sont enrôlés afin de prendre part aux différents événements qui se présentent à eux après bien sûr la validation du représentant résident de l’UNICEF Noël Zagre. Force est de constater qu’après les festivités, le calvaire de ces derniers refait surface. Ainsi, la crédibilité des orphelinats est remise en jeu. Par conséquent, on est en droit de se poser la question de savoir combien répondent aux critères d’accueil des enfants qui leur sont souvent confiés ? Ensuite, que deviennent ces enfants après avoir franchi l’étape du premier et du second cycle dans le secondaire, que dire des études supérieures ? Ont-ils un accompagnement de l’UNICEF ? L’institution internationale comme à son habitude répondra qu’elle accompagne tout simplement l’Etat.

C’est cette réponse qui conduit à ce triste constat des enfants vendant des marchandises dans les marchés de la capitale gabonaise, dont les bourreaux attendent impatiemment les recettes le soir. Ces enfants n’ont-ils pas le droit de repartir à l’école ? Malheureusement, cela semble ne pas être une priorité, car le trafic des enfants nourrit bien des familles en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest. L’Afrique centrale étant le plus gros demandeur, l’Afrique de l’Ouest continuera de répondre à celle-ci.

La main-d’œuvre que l’on retrouve chez les bourgeois (chauffeur, ménagère, nounou, jardinier et autres) est le fruit d’une préparation dès l’âge de cinq ans qui se renouvelle même dans les familles afin de maintenir la place. Au Bénin par exemple, un parent qui a du mal à rembourser un prêt peut mettre son enfant en gage et ce dernier va travailler pendant des années avant d’être indépendant.

Il n’y a rien contre les journées récréative et ludique. Mais il serait important de bien réfléchir à l’encadrement des enfants et à leur épanouissement une fois dans la vie active pour le bien de la société qui se trouve de nos jour fragilisé par le phénomène des enfants de la rue, ce qui a pour conséquence la montée vertigineuse du grand banditisme dans Libreville et ses environs, que dire des tentatives d’enlèvement que l’on enregistre chaque jour, certainement que là aussi le représentant résident de l’UNICEF n’est pas informé. Dans ce cas de figure, arrêtons de faire semblant d’aimer ses enfants qui ont besoin d’amour et d’accompagnement pour qu’ils deviennent des bons cadres dont la société a besoin. A ces quelques organisations qui font des efforts, qu’elles continuent de le faire avec beaucoup de passion et d’amour.

A l’année prochaine pour boire quelques canettes de jus et prendre une photo avec le représentant résident de l’UNICEF ?

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