Gabon : Quand le président de la CGPMEI Emmanuel Marcos Zué Méyé démonte le ministre des Transports Brice Constant Paillat.

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De gauche à droite, le président de la CGPMEI Emmanuel Marcos Zué Méyé et le ministre des Transports Brice Constant Paillat

Depuis sa prise de fonctions, de nombreuses voix se sont élevées régulièrement pour dénoncer les insuffisances du ministre des Transports Brice Constant Paillat, à mettre en place une véritable politique de développement et de sécurisation dans le secteur des transports.

Le secteur des transports très sensible et vulnérable aurait dû être au cœur d’une attention particulière depuis l’arrivée de Brice Constant Paillat à la tête de ce département, pour plusieurs raisons. D’abord parce que Brice Constant Paillat en sa qualité d’ancien directeur de cabinet de Paulette Missambo ministre des Transports dès l’année 2003, a été témoin de la tragédie de Gabon Express sur les côtes de la sablière. Ensuite, parce que ayant pris le relais des conséquences découlant de la tragédie de Massika. Toute chose qui amène le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises et industries (CGPMEI), Emmanuel Marcos Zué Méyé a demandé sa démission pour insuffisance professionnelle et incompétence notoire et réclame que des poursuites soient engagées contre sa personne, dans le cadre du naufrage du navire Esther Miracle.

« Nous stupéfait de constater que le ministre des transports se précipite à venir annoncer le lancement d’un audit général du secteur des transports maritime. Pourquoi avoir attendu la survenue de ce drame pour lancer une telle opération, alors depuis 2021, nous assistons à des drames maritimes. En trois ans, je pense que le Gabon a connu au moins 4 naufrages et un acte de piraterie. Que faisait Brice Paillat pendant que des drames précurseurs annonçaient l’inévitable ? Brice Paillat aurait eu un peu de décence en venant annoncer en premier lieu aux Gabonais sa démission et sa mise à la disposition de la justice. Depuis Paillat est à la tête du ministère, tout va de mal en pie. Il n’y a que conflit sur conflit. Aucune initiative technique et de développement n’a regroupée les bonnes volontés autour d’un débat constructif. Comment expliquer que dans la déclaration de politique générale du Premier ministre devant les députés, rien n’a été dit autour des transports dans les 12 axes d’actions de développement engagés par le gouvernement Gabonais ? Quand j’ai posé des questions à ce sujet, il m’a été répondu que tout ne pouvait pas être dit. Maintenant que nous sommes face à un drame national avec un regard international, pourquoi subitement venir nous annoncer un audit, alors que cela pouvait faire partie intégrante de la déclaration de politique générale, il y a un mois ? Tous les jours, les populations sont décimées sur nos routes par des conducteurs au volant de véhicules qui achètent des visites techniques, sans que cela n’émeuve personne. Paillat est devenu si insensible et imbu de sa personne, que même sa réaction maladroite autour de ce drame de la mer, trahi son incompétence notoire. C’est à croire que la vie d’un Gabonais qui meurt sur une route est moins importante qu’un autre qui meurt en mer » a déclaré M. Emmanuel Marcos.

La tête de Brice Constant Paillat est de plus en plus réclamée non seulement par de nombreux Gabonais, mais aussi par les acteurs du secteur des transports qui estiment à juste titre que le ministre des Transports a lamentablement échoué dans ses missions et qu’il est plus que temps qu’il se retire et se mette à la disposition de la justice.

Le ministre des Transports Brice Constant Paillat pour certains aurait instauré une omerta dans le développement d’un certain nombre d’activités dans le secteur des transports qui font en sorte qu’aucune contradiction ou dénonciation ne soit tolérée contre ses orientations depuis sa prise de fonctions. Pour avoir droit à la parole, il faut être un de ses complices ou un de ses assujettis. Cette gestion du ministère serait à l’origine de certaines dérives dont l’absence de rigueur dans toutes les activités de contrôle au sein des différents secteurs du domaine des transports. C’est aussi la même logique qui aurait conduit à de nombreux abus de pouvoir aussi bien dans le secteur des transports terrestres qu’aériens. Le maritime, l’aérien étant devenu depuis quelque temps sa chasse gardée, Brice Constant Paillat, a longtemps ménagé les auteurs des dérives et toutes les violations de ces différents secteurs, sans craindre des réprimandes, tant il était devenu un électron libre et ne semblait plus avoir des comptes à rendre même au Premier ministre.

Brice Constant Paillat s’est inscrit dans une logique de conflit et de sectarisme avec certains de ses collaborateurs et prestataires, au lieu de cultiver une dynamique constructive et harmonieuse, au bénéfice d’un secteur des transports considérés névralgique dans le monde entier. A l’exemple du conflit qu’il a avec le bureau des enquêtes d’accident et des incidents aériens où il a préféré mettre de côté un professionnel du secteur au bénéfice d’un de ses affidés. Ou encore du conflit avec les jeunes marins qu’il refuse d’intégrer malgré les instructions du Premier ministre à ce sujet. Nous ne pouvons oublier le conflit né avec le cabinet Nerti Gabon, spécialisé dans la sécurité des modes et systèmes des transports, qui a longtemps apporté son expertise pour une sécurité routière plus normative et au standard international. Le laxisme que Brice Constant Paillat entretient dans le secteur des contrôles techniques automobile n’est pas en reste, car il n’a jamais levé le moindre petit doigt pour exiger la mise en conformité des deux centres que sont Gabon Autosur et Autobilan Agréé qui escroquent et exposent quotidiennement les usagers de la route aux risques d’accident chaque jour plus mortels avec leurs cortèges de conséquences sociales.

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