Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu le vendredi à Libreville l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima, puis une délégation d’opérateurs économiques intéressés par des investissements dans les filières agricoles et d’élevage, avec pour objectif de renforcer la souveraineté alimentaire du Gabon, selon un communiqué de la présidence de la République.
Les échanges avec Raymond Ndong Sima ont notamment porté sur la sécurité alimentaire et les moyens de réduire progressivement la dépendance du pays aux importations de denrées alimentaires. Cette rencontre a également permis de mettre en avant le potentiel de l’agriculture comme levier de diversification économique, de création d’emplois et d’insertion professionnelle des jeunes.
À l’issue de l’entretien, l’ancien chef du gouvernement a souligné l’importance d’une participation accrue de la jeunesse gabonaise aux activités agricoles et d’élevage. Selon lui, ces secteurs constituent une opportunité pour favoriser l’autonomisation économique des jeunes et contribuer durablement au développement national.
Dans la continuité de cette démarche, le chef de l’État s’est entretenu avec des investisseurs privés venus présenter des projets de production agricole. Une attention particulière a été accordée à la filière avicole, notamment à l’élevage de poulets de chair, considéré comme un segment stratégique pour répondre à la demande du marché intérieur.
Le développement de cette filière pourrait contribuer à améliorer l’offre locale en produits avicoles, à limiter le recours aux importations et à favoriser un approvisionnement des ménages à des prix accessibles. Il représente également un potentiel de création d’activités et d’emplois tout au long de la chaîne de production, de la provenderie à la commercialisation.
À travers ces audiences, la présidence entend ainsi rapprocher l’expertise des anciens responsables publics des capacités de financement et d’investissement du secteur privé, afin de soutenir la transformation du secteur primaire.
L’enjeu est désormais de traduire ces orientations en projets concrets, capables d’accroître la production nationale, de générer des emplois durables et de renforcer l’autonomie alimentaire du Gabon.

