Gabon/Nouveau Gouvernement : « Une augmentation inutile des dépenses publiques » affirme Geoffroy FOUMBOULA LIBEKA MAKOSSO.

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Geoffroy FOUMBOULA LIBEKA MAKOSSO, acteur de la société civile gabonaise

Le Gabon aujourd’hui c’est une dette passée de 1.300 milliards en 2009 à près de 7000 milliards en 2022. C’est un pays dont 1/3 de l’économie repose essentiellement sur la rente (pétrole, manganèse, bois débités et huiles de palme), 1/3 essentiellement issus de la fiscalité et parafiscalité et l’autre 1/3 issus des emprunts contractés auprès des bailleurs de fonds, en vérité on dirait même que 2/3 de ses ressources reposent sur ces emprunts. Avec autant de Ministres, le Gabon se retrouve avec un taux de ministres par millions d’habitants parmi les plus élevé du monde, soit près de 200 fois plus élevé que les USA et la Chine, et aussi plus élevé que le Cameroun, Sénégal, Bénin, etc. en plus d’avoir le taux de fonctionnaires par habitant le plus élevé de tous ces pays cités. Le Gabon, un pays où le gouvernement sait dépenser en outrance et de façon inutile, mais est incapable de produire.

Le Gabon s’est engagé auprès de ses bailleurs de fonds à réduire ses charges de personnels afin de disposer de plus moyens pour renforcer l’éducation, la santé, le social et l’employabilité. En réponse, on assiste à tout le contraire, plus de 10.000 nouveaux recrutements pour l’armée cette année, quand la santé et les affaires sociale perdent plus de 2.000 places et l’éducation à peine 700 nouvelles places, telle que le relève la loi de finances 2023. Mieux, un gouvernement qui passe de 38 à 45 membres avec un bonus un Vice-président de la République. Un nouveau gouvernement qui a vu le départ de seulement 2 ministres, ce qui revient à dire qu’à plus de 95% c’est le même gouvernement jugé incompétent (d’où son renouvellement) qui est textuellement repris avec en prime le retour de plusieurs anciens Ministres. Est-ce à dire que sur les 38 Ministres de l’ancien Gouvernement, ce sont les deux ministres sortant qui ralentissaient l’efficacité de ce gouvernement, je ne le pense pas.

Plus triste à mon sens, le détachement de la consommation et de la cellule lutte contre la vie chère du Ministère de l’Economie pour en faire un ministère à part entière. Quand on a un minimum de bon sens en management, on ne peut faire ce type de découpage. À toutes fins utiles, la vie chère tout comme la consommation sont essentiellement les conséquences des politiques fiscales et douanières, ainsi à travers le Ministère de l’Economie, le responsable dudit ministère peut réunir autour d’une même table impôts, douanes, consommation pour trouver des solutions face à la vie chère. Chose qui serait plus lourde en détachement ces services de l’Economie. Le Ministre de la Consommation et de la Vie chère rend de ce fait la machine plus lourde, car il ne peut être efficace sans se référer à son collègue de l’économie, une forme de ministère coquille vide à gros budget de fonctionnement (Ministre d’État) sur lequel le gouvernement rejettera la responsabilité de la vie chère sachant que ce ministre n’a aucune marge de manœuvre dans le fond.

Mais de tout ces changements, aucun de majeurs pour la population gabonaise, étranglée par les taxes devant servir à financer le train de vie des autorités de ce pays, le chômage causé par un monopole de notre économie par des structures expatriées, la santé et l’éducation qui ne rassurent plus à garantir des CITOYENS SAIN DANS DES CORPS SAIN et SAINT. Si ces changements étaient encore opérés avec leur argent, on ne s’en occuperait nullement. Mais voir que c’est l’argent du contribuable qui dilapidé pendant que ce même contribuable est financièrement étranglée par ces autorités, c’est vraiment inacceptable, d’où nos réactions.

Au passage, le décret nommant ce gouvernement n’a toujours pas été publié quand bien même la constitution reconnaît l’effectivité d’un décret après sa publication, une violation qui n’a as empêchée la Cour Constitutionnelle d’assister à la prestation de serment des membres du Gouvernement, du coup à la violation d’un principe à valeur constitutionnelle.

Il y’a une différence entre subir une injustice et l’accepter, nous subissons et c’est pourquoi nous continuons et continuerons à nous battre.

Nous n’attendons rien de nouveau de ce gouvernement, son caractère pléthorique et les conditions de son activité en violation de la Constitution (pas de publication de décret de nomination), nous renseigne sur ces actions.

On vous observe, on ne lâche rien.

Geoffroy FOUMBOULA LIBEKA MAKOSSO

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