Gabon : Le Ministre des Affaires sociales complice de l’Agence Française de presse.

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Le Ministre des Affaires sociales et des droits de la femme, Prisca Koho Nlend dans son monde

Grande a été la surprise des Gabonais, de voir la première responsable des affaires sociales du Gabon ne pas réagir à propos de la diffusion du reportage de l’Agence Française de presse (AFP) concernant les enfants qui vivent grâce à la décharge publique de Mindoubé dans le 5ème arrondissement de Libreville. Prisca Koho Nlend, puisque c’est d’elle dont il s’agit, a préféré se murer dans un silence coupable et complice, mettant en cause la politique de l’égalité des changes si chère à Ali Bongo Ondimba. Ce silence pour certains analystes signifie « le chien aboi, la caravane passe » comme le disait Omar Bongo à l’endroit de la classe politique de l’opposition, ou dans un autre style tout aussi rocambolesque « qui parle de moi perd son temps » du groupe d’animation Nkol Engong.

Le comportement de Prisca Koho Nlend démontre à suffisance quelle n’a de compte à rendre à personne, peut-être à la première Dame Sylvia Bongo Ondimba affirme son entourage, même Rose Christiane  Ossouka Raponda semble ne pas maitriser la Ministre des Affaires sociales et des droits de la femme. Rien à voir avec la politique en matière de la protection de l’enfant en République gabonaise, que dire des enfants de sa région dont plusieurs ont du mal à être scolarisé.

La politique en matière de protection des droits de l’enfant exécuté par Prisca Koho, semble ne pas s’arrimer avec les attentes de ces enfants dont l’avenir a été sacrifié. Elle n’est pas étrangère à ce fiasco. Ce reportage du media français l’AFP avec le coup de pouce de Prisca Koho, démontre à juste titre que certains enfants du Gabon sont voués à l’échec du fait de l’absence d’une véritable politique d’insertion et de réinsertion. Au lieu de cela, on se focalise sur les rencontres dans les hôtels de la capitale gabonaise à travers les séminaires, ateliers, et autres colloques aux frais du contribuable gabonais, qui ne peut la ramener au risque d’être jeté en cellule « à sans famille » avec un mandat de dépôt fait à la va-vite.

Prisca Koho a telle une cartographie des enfants qui se nourrissent à la décharge publique de Mindoubé ? A-t-elle à sa disposition, le nombre d’enfants qui souffrent de faim dans le Grand Libreville ? Certainement pas, vu sa maladresse dans la gestion de la redistribution des kits alimentaires en mars-avril 2020 pour venir en aide aux populations en cette période de coronavirus. Son excuse de l’instant, c’était de verser de chaudes larmes, après avoir craqué.

Il n’est jamais trop tard, Prisca Koho Nlend peut toujours chercher à sortir de sa carapace plutôt que de garder le silence, car l’absence de communication tue la communication.

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