Gabon :« Le CNOU ne remplit plus ses missions», selon le SYNAPAUGEG

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Une vue des membres du SYNAPAUGEG, répondant au question de la presse

Le syndicat national des personnels de l’administration universitaire et des grandes écoles du Gabon (SYNAPAUGEG) a tenu une assemblée générale le lundi 14 février dernier devant le restaurant de l’université Omar Bongo (UOB). Cette rencontre s’est achevée par la sélection des points retenus pour la rédaction du cahier de charge qui sera transmis aux autorités concernées par la prise sociale des étudiants et des agents du Centre nationale des œuvres universitaires (CNOU).

Face à la presse, les agents du CNOU ont énoncé les difficultés qui paralysent le volet social de la première université du Gabon. « Sur 35 000 étudiants, nous ne livrons que 40 repas chauds. Qui doit manger, qui ne doit pas manger », a déploré Joseph Patrick Souchlaty Poaty, président du SYNAPAUGEG.

Il a en plus fustigé l’impossibilité pour les étudiants de se loger dans le campus car la réfection des pavillons débutée en 2014 n’est pas encore terminée. La cherté du loyer à Libreville contraint la majorité des inscrits dans ce temple du savoir à pratiquer des petits métiers pour se loger et survivre dans les quartiers proches de l’université.

« Dans le campus, le centre médical sert uniquement à délivrer les certificats médicaux pour constituer les dossiers. Pas un seul comprimé » selon le syndicaliste qui poursuit l’énumération des points à l’origine de l’indignation des membres du  SYNAPAUGEG.

Il a ajouté ajoutant sur cet inventaire des problèmes l’absence des airs de jeu et de budget de divertissement nécessaires au développement des structures et des activités sportives en faveur des étudiants. Une situation désolante qui a conduit  Joseph Patrick Souchlaty Poaty à conclure que « Le CNOU ne remplit plus ses missions ».  Pour lui et ses collègues, l’UOB est « incapable » de nourrir, loger, soigner et divertir ses étudiants 50 ans après.

Il reconnaît pourtant que les prix des sandwichs et des repas sont passés de 150 F à 500 F et demande à connaître la destination finale de ces sommes. Avant d’ouvrir le choix des points pour la rédaction du cahier des charges à transmettre au Président de la république, au Premier ministre, au ministre de l’enseignement supérieur et au parlement, le SYNAPAUGEG a exigé « un budget conséquent pour nourrir les étudiants ».  Les étudiants l’avenir du pays.

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