Gabon/Elections générales de 2023 : La PG 41 lance les hostilités.

La Plateforme des partis et groupements des partis politiques de l’opposition (PG 41) a organisé une conférence de presse ce mercredi 21 septembre 2022 dans les locaux du Rassemblement Pour le Gabon (RPG) à Libreville. C’était en présence entre autres du président du RPM, Alexandre Barro Chambrier, du président du RPG, Laurent Angué Mezui, du président de l’UN, Paulette Missambo.

A l’orée des élections politiques générales de 2023, la PG 41 avec comme président en exercice Maitre Louis Gaston Mayila a marqué le pas face au mutisme de l’Exécutif sur les problèmes socioéconomiques actuels, notamment : la vie chère, les retraites, la rentrée scolaire et académique chaotique, le chômage endémique des jeunes, les hôpitaux transformés en mouroir, les routes impraticables. Cependant, la PG 41 a fait le choix de s’appesantir sur des questions politiques, électorales et institutionnelles qui permettent de corriger la mal gouvernance et les dysfonctionnements observés au sommet de l’Etat.

Aussi, la PG 41 recommande le renouvellement du bureau du Centre gabonais des élections (CGE) car depuis 2020, le mandat de l’actuelle équipe est devenu illégal, conformément aux dispositions de l’article 12g (nouveau) de la loi N°13/2018 du 4 septembre 2018 portant ratification de l’Ordonnance N°4/PR/2018 du 26 janvier 2018 modifiant, complétant et supprimant certaines dispositions de la loi N°7/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques.

S’agissant du renouvellement du bureau du Conseil national de la démocratie (CND), la PG 41 déplore que le mandat de l’actuel président, démarré en 2015 suit son cours, en dehors des textes qui régissent le fonctionnement de cette Institution. Il s’agit de la loi  N°004/2015 du 27 juin 2015 portant ratification de l’Ordonnance N°001/PR/2015 du 29 janvier 2015, qui précise que le bureau du CND est élu pour un mandat de deux ans. Ainsi, la PG 41 exige le renouvellement du bureau du CND par voie d’élection.

Concernant le financement des partis politiques qui est pourtant une obligation légale au Gabon, l’Etat refuse de prendre ses responsabilités sur ce sujet depuis 2016, en ne versant pas aux partis politiques leurs subventions. Pourtant la loi N°16/2011 du 14 février 2012 portant modification de la loi N°24/96 du 26 juin 1996 relative aux partis politiques, leur accorde ce droit, conformément aux dispositions des articles 50 et 52.

Par ailleurs, la PG 41 exige les réformes électorales et la convocation de la classe politique à travers un Mémorandum signé et déposé auprès des différentes autorités en charge des élections (Ministère de l’Intérieur et Cour Constitutionnelle). Parmi les sujets abordés on retrouve les questions liées à la tenue des réunions publiques, la confection des listes électorales à parité et fiable, l’instauration du bulletin de votre unique, le convoyage des urnes, le renouvellement du bureau du CGE, l’établissement et la délivrance de la Carte nationale d’identité (CNI) à identifiant unique.

Pour toutes ces questions liées au cadre juridique en vue de l’amélioration du fonctionnement de la démocratie et du processus électoral, la PG 41 invite le gouvernement à convoquer une concertation de la classe politique dans les brefs délais.

En revanche, les insuffisances criardes en termes de construction d’infrastructures publiques, sont de la responsabilité du Président de la République et du Premier ministre. Dissoudre tout un département ministériel (ministère des Travaux Publics) pour insuffisance de résultats pose alors le problème du choix des hommes, et de l’efficacité de la dépense publique et de son évaluation. Par conséquent, la PG 41 en appelle à la démission du Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda, à sanctionner le pouvoir en place.

Gageons que la PG 41 travaille à l’alternance politique lors des élections générales de 2023, dans un esprit républicain, afin de construire des lendemains meilleurs pour le Gabon.

Paul Essonne

Journaliste

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