Gabon : Dame Clémentine NINGONE NGUEMA arrêtée pour des faits présumés d’escroquerie.

Le dimanche 10 juillet 2022 aux environs de 9h30 minutes, les agents de la Brigade criminelle de la Fopi, ont procédé à l’arrestation de Clémentine NINGONE NGUEMA à l’église située dans la fondation Albertine Amissa Bongo Ondimba, dans la commune d’Akanda suite au dépôt de la plainte de NGOUA MBA pour escroquerie. Une arrestation qui intervient après avoir tendue un piège à cette dernière.

Le traquenard lui a été tendu par les éléments de la Brigade Criminelle de la Fopi aux alentours de l’église catholique située dans l’enceinte de la Fondation Albertine Amissa Bongo Ondimba où une autre somme d’argent sollicitée pour des prétendus soins médicaux devaient lui être remise, alors qu’elle avait dite à dame Ngoua Mba qu’elle se trouvait à Abidjan.

Véritable habituée des faits selon son entourage. Aux dernières nouvelles, elle serait aussi recherchée par la police ivoirienne.

Les deux femmes se connaissent et fréquentent la même paroisse, celle située dans la fondation Albertine Amissa Bongo Ondimba dans la commune d’Akanda. L’affaire entre les deux remonte au moment où dame NGOUA MBA, confrontée à la suspension du paiement des soins de santé de son fils évacué en France par la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), va soumettre son problème à Clémentine NINGONE NGUEMA dans l’espoir d’avoir des pistes de solutions.

Cette dernière va proposer son aide à NGOUA MBA jusqu’à l’introduction du dossier de son fils auprès des autorités en charge du service des évacués et de la santé pour que la prise en charge soit effective. En retour, Clémentine NINGONE NGUEMA va également solliciter l’appui et l’aide de NGOUA MBA pour ses deux fils.

En effet, Clémentine NINGONE NGUEMA gabonaise âgée de 54 ans, affirme être la mère de deux fils d’un ancien président du Burkina-Faso Blaise Compaoré. Mais ce dernier n’assumerait plus les dépenses liées aux frais d’études de ses deux enfants. Ainsi, pour que ses fils poursuivent leurs études à Ottawa au Canada et surtout pour que l’ensemble des frais de transport, de séjour et de scolarité soient pris en charge par leur père, Clémentine NINGONE NGUEMA, va demander au propriétaire du local qu’elle occupait d’user de ses relations pour lui obtenir des audiences auprès des autorités bien placées dans les sphères du pouvoir exécutif afin de faciliter son déplacement devant aboutir à un entretien avec le père de ses enfants.

NGOUA MBA va refuser cette requête mais sera favorable à la seconde demande de Clémentine NINGONE NGUEMA consistant à lui prêter la somme d’un million trois cent mille francs CFA (1 300 000) remboursable lorsqu’elle aura rencontré son ex-compagnon et père de ses enfants. Pour la mettre en confiance et donner du crédit à son histoire, elle va présenter à NGOUA MBA un dossier dit « Confidentiel » contenant des actes de naissance de ses fils, leurs attestations de scolarité et de baccalauréat, des fiches d’inscription à l’université canadienne d’Ottawa et des documents sur cet établissement de formation supérieure.

Considérant l’aide proposée pour son fils malade et la relation ecclésiastique, c’est au final plus d’un million trois cent mille (1 300 000) que Clémentine NINGONE NGUEMA va obtenir de NGOUA MBA par l’intermédiaire de sa nièce car étant toujours à l’extérieur du pays en raison de l’état de santé de son fils. C’est donc le comportement de Clémentine NINGONE NGUEMA qui va commencer à soulever des doutes de NGOUA MBA. Elle va, au fil des conversations, évoquer d’autres destinations que celles initialement mentionnées. Puis, elle va tout simplement cesser tout contact avec sa créancière.

NGOUA MBA, inquiète et soucieuse de retrouver son argent, va se renseigner sur la personne à qui elle a prêté de l’argent et découvrir que c’est une femme peu recommandable. Après ce constat, elle va donc déposer une plainte auprès des autorités judiciaires pour reprendre ce qui lui appartient. cette dernière sera face à un juge d’instruction demain jeudi 15 juillet 2022.

Paul Essonne

Journaliste

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