Gabon/CGP : Le patronat gabonais dans l’impasse ?

0
455
Le nouveau président de la CPG, Henri Claude Oyima

Le nouveau président de la Confédération patronale gabonaise (CPG), Henri Claude Oyima est considéré comme un président de terrain, mais sera-t-il digne de l’héritage de ses devanciers ?

Relancer la machine économique et la croissance pour préserver des emplois vaut bien quelques sacrifices. Toutefois, sur le fond, on peut se demander où est exactement le « grand patronat » en ce moment, où sont ses porte-parole, où est cette grande voix de la « production » qui pourrait colmater les béances actuelles, prendre ses responsabilités, et annoncer un autre monde ?

En effet, la CPG est une organisation poussiéreuse. Elle souffre d’un déficit d’image auprès du public. Même que la majorité des Gabonais ont une mauvaise image de la CPG et qu’elle la juge peu représentative des entreprises. Une chose est sûre : le mandat du président-directeur général du groupe BGFIBank à la tête de la CPG sera celui de la rupture. Rupture méthodologique tout d’abord. Plutôt que le combat, Henri Claude Oyima est l’adepte d’une approche moins idéologique et plus pragmatique de l’entrepreneuriat. Il préfère la concertation et une approche du monde de l’entreprise en économistes. Gageons qu’il apporte un vent nouveau à la CPG.

Aussi, l’organisation patronale a beau s’être relooké en mouvement des entreprises, cela ne suffit pas. D’aucuns souhaiteraient mettre en avant leur statut d’employeurs, comprenons par là de créateurs d’emplois. La place d’une organisation centralisée comme la CPG, également, a évolué dans le dialogue social. Elle est devenue plus relative dans la mesure où il se réalise branche par branche, voire au niveau de chaque entreprise. Le rôle et le fonctionnement du syndicat patronal doivent donc être repensés. Il s’agit enfin de mettre fin au paritarisme. Ce sera la tâche incontournable d’Henri Claude Oyima.

Parmi les pistes de réforme à exploiter, il y a les nombreux défis de l’entrepreneuriat gabonais concernant les coûts salariaux, mais également  l’indépendance des entreprises gabonaises face aux grands groupes industriels mondiaux.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here