Un symposium sur la Libération intitulé « L’Ogooué Ivindo à l’aube de la Libération » s’est tenu à l’école interprovinciale de santé de Makokou.
Lors de l’ouverture, la présidente du Sénat a souligné que les trois panels du symposium reflètent les préoccupations majeures liées à la recherche et à la valorisation de l’Ogooué Ivindo, particulièrement ce qu’elle offre de meilleur au Gabon.
Elle a exprimé l’espoir que les propositions innovantes issues du colloque orienteront positivement le développement futur de cette province.
L’anthropologue et sociologue ogivin, Pr Joseph Tonda, intervenant sur le thème « L’énigme de la province du bout du monde », a appelé les Africains à rester vigilants face aux influences occidentales. Il a rappelé le passé douloureux marqué par l’impérialisme, le colonialisme et la domination.
Selon lui, toutes les provinces sont gouvernées par des logiques inconscientes et il faut adopter un regard critique envers les directives venant de l’Occident, sans les accepter aveuglément.
Il a critiqué la position actuelle de l’Occident, qualifiée de tournant anti-humain, illustrée notamment par le conflit entre l’homme et la faune.
Il a rappelé que les mêmes Occidentaux qui ont exploité le commerce de l’ivoire durant la colonisation imposent aujourd’hui des lois strictes qui pénalisent les populations des villages africains.
Le symposium se poursuit avec des communications de haut niveau animées par des chercheurs éminents (historiens, économistes, philosophes, ingénieurs).

