Faut-il restaurer le paysage politique Gabonais: Difficile Transition ou talon d’ Achille ?

Laurent GBAGBO, ancien Président de la République ivoirienne, disait à l’occasion d’une interview il y a 14 ans : << En politique, on vous donne les moyens pour bien vivre et faire correctement votre travail. Celui qui veut être riche fait des affaires !>>

Sans vouloir faire de cette assertion une maxime universelle, à sa lumière nous constatons que pendant ces deux dernières décennies la classe politique gabonaise au pouvoir a plutôt travaillé à rebours de ce que GBAGBO dit. En effet, elle s’est illustrée dans le déni des responsabilités qu’on lui avait confiées. Se déployant plutôt dans un enrichissement frénétique de façon scandaleuse. Au mépris des besoins de la population.

Le 30 août 2023, date historique pour le peuple gabonais, a suscité des rêves de félicité dans les chaumières. C’est pourquoi il est interdit que ce jour de libération ne soit tronqué par les ogres déchus.

Le CTRI devrait travailler à l’émergence d’une nouvelle classe politique réglée sur sa Vision, son horizon qui dessine les contours d’une richesse commune et partagée en toute justice.
Comment ne pas souhaiter le renouvellement de la classe politique pour le rayonnement de nos institutions? Ne dit-on pas qu’il n’y a de richesses que d’hommes et des femmes ? Des hommes et des femmes habités d’une haute idée de la république.

Il n’y a pas d’expérience politique qui vaille sans cette disposition d’esprit envers la République et la Nation. C’est pourquoi le CTRI ne doit pas se laisser tromper par ceux qui ont poussé nos Forces de Défense et de Sécurité à l’action salvatrice. Que le petit caillou nuisible soit ôté de la chaussure Gabon pour l’efficience de la Transition. La mue du serpent ne le vide pas de son venin.

Ce renouvellement souhaité de la classe politique devrait s’appuyer sur une jeunesse responsable. Elle est l’avenir politique de notre pays. Il n’y aura pas de changement profond d’hommes et de femmes à l’exclusion de cette jeunesse. Car la jeunesse est la promesse d’une nouvelle axiologie politique. Elle ne doit pas être maintenue sous un plafond de verre au profit d’un phénix qui renaît précocement de ses cendres. Cette résurrection inattendue, subite pourrait être le talon d’Achille du CTRI. Que celui qui a des oreilles entende la voix de la jeunesse gabonaise.

Pour LES FONDAMENTALISTES,
Fall BOMBENDA et Olivia MUCKETU-U-MUCKETU.

Paul Essonne

Journaliste

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