Entre déficit et dette publique : le Gabon joue avec le feu.

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Le déficit public du Gabon a explosé depuis la crise financière mondiale de 2008, autrement dit les dépenses des différentes administrations publiques sont supérieures à leurs recettes.

En effet, la dette publique est une conséquence directe du déficit budgétaire de l’Etat. Depuis que le Gabon est en situation de déficit public, il est contraint de s’endetter. En effet, pour continuer à financer ses dépenses, il doit emprunter des fonds sur les marchés financiers en contrepartie du versement d’intérêts. Les intérêts représentent le coût de la dette. Plus la dette est importante, plus les intérêts sont élevés, plus les dépenses de l’État emprunteur augmentent, et plus le déficit se creuse si les recettes n’augmentent pas suffisamment.

Employé régulièrement par les institutions internationales et les économistes, le concept de soutenabilité de l’endettement public fait référence au fait que le service de la dette accumulée doit être assuré à tout instant. Ceci suppose que l’Etat soit à la fois solvable (c’est-à-dire que la valeur actualisée de son passif ne doit pas excéder celle de son actif) et liquide (capacité à maintenir l’accès aux marchés financiers), les deux concepts étant évidemment liés.

Aussi, pour lutter contre un risque de dérapage de l’endettement du Gabon, une politique budgétaire stricte doit être mise en œuvre. Il s’agit d’augmenter ses recettes : ce sont les hausses d’impôts ; de réduire le montant de ses dépenses : gel ou baisse du salaire des fonctionnaires, réduction des investissements dans les infrastructures publiques, réduction des budgets des administrations, baisse des prestations sociales et de retraite.

L’équilibre de telles mesures budgétaires est toutefois délicat à trouver car celles-ci peuvent freiner la croissance économique du Gabon et la création d’emplois.

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