Enseignement supérieur : qui a ordonné l’enlèvement de Mathurin Ovono Ebè, le président du Snec-UOB ?

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Mathurin Ovono Ebè, le président du Snec-UOB (devant les micros)

C’est l’information que vient de relayer l’un de ses collègues du syndicat  national des enseignants chercheurs, section UOB. Mathurin Ovono Ebè, le président du Snec-UOB a été enlevé dans la soirée du lundi 28 juin dernier, torturé, puis relâché dans la même nuit.  

 Selon l’un de ses collègues, il regagnait son domicile à Essassa, dans le troisième arrondissement de la commune de Ntoum. C’est aux environs 19 h 30 que les kidnappeurs l’auraient enlevé pour une destination inconnue.

« Lui et moi nous nous sommes séparés autour de 19 heures, 19h 30   par-là, je l’ai bien vu prendre le taxi en direction de son domicile. Ensuite, j’ai traversé la rue pour également prendre un taxi. Je me suis dit comme d’habitude, il est bien rentrée, je n’ai peut-être pas eu le réflexe  cette fois-ci de me rassurer qu’il était bien rentrée, c’est à minuit que sa femme m’appelle pour dire qu’il a été enlevé, il a été torturé à la tête, en ce moment ils font les pieds et les mains pour aller dans une structure sanitaire de la place », a affirmé l’un de ses collègues pour rassurer les autres syndicalistes.

Une situation déplorable qui démontre que  pratiqué le syndicalisme au Gabon est devenu un véritable danger. En procédant à l’enlèvement de ce syndicaliste et en le torturant, les commanditaires voulaient sans doute faire passer un message à ce dernier. Qui, durant des mois à travers les mouvements de grèves a perturbé les activités au sein de l’université Omar Bongo. Des mouvements d’humeurs et des grèves  qui semblent être très mal perçues par certaines personnalités. Qui en veut au président du SNEC – UOB ? Les revendications du SNEC – UOB sont-elles devenues  celles de Mathurin Ovono Ebè ? En effet, le retrait du calendrier de la FLSH, le paiement des encadrements de l’année 2018-2019 et celui des corrections, étaient entre autres les revendications de ce mouvement de grève suspendue le 15 juin dernier.

Une chose est sure, l’insécurité à Libreville est devenue grandissante  et la pratique du syndicalisme au Gabon un danger. Toute la question demeure, qui a commandité ce kidnapping ?

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