Dissolution de l’ANGTI : Le subterfuge pour ne pas payer la dette intérieure ?

0
741
Siège de l'ANGTI à Angondjé

Afin d’optimiser l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques, le gouvernement a pris la décision le 2 octobre dernier, de supprimer l’Agence Nationale des Grands Travaux et des infrastructures (ANGTI).  Une décision saluée par les Gabonais. Après nos investigations, il semble que  cette administration serait encore en  fonctionnement. Toute chose qui suscite moult questionnements depuis quelques semaines.

Pour quelle administration travaillent les employés présents à l’ANGTI ? Pourquoi ces agents n’ont-ils pas été remis à la disposition de leurs administrations d’origine ? Qui justifiera les dépenses effectuées par cette administration ? Autant de questions, qui mériteraient d’avoir des réponses, si véritablement le gouvernement souhaite combattre la corruption et l’enrichissement illicite.

En effet,  depuis vingt ans (20 ans),  l’ANGTI, est dirigé depuis la Présidence de la République, avec pour Président du conseil d’administration, Ali Bongo Ondimba. Mais contre toute attente, le gouvernement a supprimé cette agence, pour des raisons obscures. Les partenaires financiers  et les entreprises à qui l’agence doit de l’argent n’ont toujours pas été saisis. Tous les milliards décaissés sous forme d’emprunt pour la construction des infrastructures depuis 2010, n’ont toujours pas reçu des justificatifs. Surtout quand on sait que,  la suppression d’une  agence va avec la suppression des contrats et de la dette. Dans la mesure où, étant désormais inexistante du point de vue juridique. Toute chose qui laisse penser que, cette suppression n’était qu’un moyen de ne pas payer la dette due aux entreprises et aux banques.  Combien de milliards l’ANGTI a-t-elle reçu depuis 20 ans ? Y ‘a- t-il eu une mauvaise gestion de cette manne financière ? Qui doit justifier la gestion de cette manne financière, le peuple gabonais, l’ancien  PCA, ou le gouvernement ?

Dans tous les cas, la réaction des partis politiques, des organisations non gouvernementales habituées à des sorties tonitruantes est attendue, pour dénoncer cet état de fait, au nom du peuple et pour une justice pour tous.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here