Après avoir administré aux populations gabonaises le vaccin Sinopharm, c’est ce vendredi 7 mai, que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient d’homologuer ce vaccin. Il est recommandé aux personnes âgées de 18 ans et plus. Comme ses concurrents, deux injections sont nécessaires.
L’Organisation Mondiale de la Santé est-elle complice de la punition que vient de subir les populations gabonaises en fermant les yeux sur le processus de vaccination qui a été engagé au Gabon ? En effet, selon les textes de cette institution internationale, « la mission de l’organisation mondiale de la santé est de mener les populations des états membres au meilleur état de santé possible. La santé étant définie dans la constitution de l’OMS comme ‘’un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.’’ Cela se traduit par des préconisations au niveau des systèmes de santé en faveur de la définition de programmes de recherche en santé, d’une couverture sanitaire universelle, et par des actions de surveillance de la situation sanitaire mondiale, de prévention et d’études des risques », affirment les textes.
Avant de préciser qu’elle s’occupe aussi de l’accès aux médicaments et l’extension de la vaccination « Le rôle de l’OMS est également d’intervenir de manière opérationnelle dans les situations d’urgence et d’épidémie comme les actions mises en place dans le cadre du virus Ebola ou celles du Covid-19. C’est cette institution qui donne l’alerte, propose les mesures de lutte à appliquer et coordonne les réponses sanitaires des pays états membres en créant notamment des partenariats lorsque des actions conjointes sont requises », précise l’institution.
Pendant des mois, l’Organisation Mondiale de la Santé, bien installée au Gabon a assisté à la vaccination des Gabonais en sachant qu’elle n’avait pas encore homologué ce vaccin. Quand bien même l’une de ses missions est de mener des actions de surveillance des différentes situations sanitaires mondiale et de prévenir les risques, cet essai aurait pu tourner au drame.
Sinopharm est le premier vaccin chinois à recevoir le feu vert de l’agence sanitaire des Nations Unies. Cette décision de l’OMS, vient une fois de plus confirmer la thèse selon laquelle, ce vaccin était en expérimentation au Gabon. Ce qui justifie sans doute, la signature des documents pour désengager l’Etat des risques à long terme liés au vaccin.

