Audition du ministre des Mines à l’Assemblée nationale/Phase des questions-réponses: Des explications d’une clarté incontestable 

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Le ministre des mines lors de son audition à l'Assemblée Nationale

Lors de son audition par la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, le Ministre des Mines, Hervé-Patrick Opiangah, a apporté des précisions lors de la phase des questions/réponses sur les actions actuellement menées par son Département.

 

Ainsi interrogé sur la campagne de régularisation en cours des artisans miniers nationaux, le membre du Gouvernement a rappelé qu’elle concerne tous les types d’artisans, aussi bien les carriers (sable), que les diamineurs(diamant) ou les orpailleurs(or).

«L’artisanat est réservé exclusivement aux nationaux. A ce titre, aucun expatrié n’y est autorisé. La politique mise en place vise la couverture de tout le circuit aurifère, en partant de l’artisan-collecteur au comptoir d’achat, en passant par la vente à la Société Équatoriale des Mines (SEM), sans omettre le secteur de la bijouterie (la transformation)», a-t-il indiqué.

Au niveau de la politique d’accès aux matériaux  de construction, le Ministre a rappelé aux députés membres de de la Commission des Finances qu’un Arrêté conjoint fixant les prix des matériaux de carrière  est en cours d’élaboration en collaboration avec le Ministère de l’Economie, dans la droite ligne des Assises Nationales sur la Vie chère qui se sont tenues il y a quelques mois au Gabon.

S’agissant de la formation au sein de son Département ministériel, Hervé Patrick Opiangah a informé de la mise en place prochaine de l’Ecole des Métiers de l’Or destinée à la formation des gabonais désireux de s’investir dans ce domaine, et l’accompagnement de plusieurs autres au sein des entreprises, conformément aux Conventions Minières établies.

Les députés ont aussi voulu savoir un peu plus sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), dont l’application a souvent fait défaut par le passé. A ce sujet, l’orateur a indiqué qu’un arrêté est en cours de signature en vue de la mise en place des Comités Tripartites, afin de s’assurer d’une réelle prise en compte des populations riveraines dans le cadre des exploitations minières.

Pour ce qui est de la transformation locale des minerais extraits, le Ministre a déploré l’arrêt du  C2M, qui rencontre des difficultés de fourniture d’énergie et des coûts de production élevés. Hervé-Patrick Opiangah a cependant rappelé que «les instructions des plus hautes autorités de la Transition aux opérateurs économiques consistent à s’entourer de tous les leviers, afin de transformer les minerais exploités au Gabon».

Revenant enfin sur les projets phares en cours dans le pays, le Ministre des Mines a évoqué l’exploitation du gisement de fer de Belinga, dans l’Ogooué-Ivindo, par Ivindo Iron. Face à la polémique soulevée par une partie de la population quant aux conditions d’attribution de ce marché qu’elles qualifient de léonines, le Ministre des Mines a déclaré :« L’Etat s’organise à reprendre la main sur le dossier, en réexaminant les termes de la Convention, conformément à ses dispositions».

Comme autres chantiers d’envergure, le projet de recherche et d’exploitation du fer de Baniaka, dans le Haut-Ogooué, par la Compagnie Reminac, le gisement polymétallique  de Maboumine dans le Moyen-Ogooué, sous la gestion de l’Etat gabonais, le projet de recherche de plomb zinc de Nkoussou dans la Ngounié par la Compagnie Select Exploration, le projet de fer de Milingui, dans la Nyanga, par Havilah, le projet de recherche «Banio Potasse » par Mayumba Potasse, l’exploitation de l’or à Etéké, par Managem, ou encore, le Projet d’Appui à la Diversification de l’Economie Gabonaise (PADEG), n’ont pas été en reste.

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