À l’occasion de l’arrivée au Gabon des représentants de la FIFA et de la CAF, dans le contexte de la suspension du processus électoral à la FEGAFOOT, il est essentiel que les autorités gabonaises fassent preuve de fermeté et de responsabilité.
Les instances internationales tenteront sans doute d’imposer leur lecture de la situation afin de préserver un système contesté depuis plusieurs années. Pourtant, nul ne peut se maintenir durablement à la tête du football national sans bilan convaincant ni respect strict des exigences administratives et juridiques.
Nous interpellons donc le ministre des Sports afin que la loi gabonaise soit appliquée dans toute sa rigueur, notamment la loi 033/2020, qui consacre le rôle régulateur de l’État en matière sportive. Le ministère doit prendre le temps nécessaire pour assainir le climat sportif, revoir les textes et garantir un cadre électoral crédible, transparent et conforme aux intérêts nationaux.
Le Gabon ne doit céder à aucune pression extérieure. Le sport gabonais relève avant tout de la souveraineté de l’État, lequel délègue ensuite l’organisation des disciplines aux fédérations nationales.
Nous demandons également que le bureau actuel de la FEGAFOOT ne soit pas maintenu dans la gestion des affaires courantes, afin d’éviter la répétition des dérives passées et de garantir un processus réellement impartial.
Enfin, si la FIFA et la CAF refusent d’entendre la position légitime du Gabon, alors une suspension temporaire ne doit pas être redoutée. Elle pourrait constituer une étape salutaire pour reconstruire notre football sur des bases saines et revenir demain plus fort.

