1967-2020 : la famille Bongo Ondimba encore et toujours.

60 ans après l’indépendance, une seule et même famille détient le pouvoir au Gabon. 60 ans de présidence d’Omar Bongo d’abord, puis de son fils Ali Bongo, réélu en 2016 lors d’un scrutin très contesté.

En effet, la richesse de la famille Bongo continue de faire des remous au Gabon. Des biens immobiliers, des parts dans des sociétés, des comptes bancaires aussi dont deux à Monaco. Ali et Pascaline Bongo sont les deux légataires universels. C’est-à-dire qu’ils se partageront à eux deux la moitié de l’héritage. L’ampleur de l’héritage de l’ancien président Omar Bongo est mal connu, mais les actifs identifiés se montent déjà à plusieurs milliards de francs CFA.  Le clan du président défunt Omar Bongo Odimba cultive des liens incestueux avec cet émirat pétrolier africain.

Pour rappel, c’est en décembre 1967, à la mort de Léon Mba, qu’Albert-Bernard Bongo accède au pouvoir. Il impose le Parti démocratique gabonais (PDG) comme parti unique et dirige d’une main de fer, profitant notamment de la manne pétrolière. En 1973, converti à l’islam, il devient El Hadj Omar Bongo, auquel il ajoutera Ondimba, le nom de son père, en 2003. Seul candidat, il est élu président en 1973, 1979 et 1986. De janvier à avril 1990, de graves troubles sociaux tournent à l’émeute. En mai, le multipartisme est adopté, mais Omar Bongo remporte toutes les élections présidentielles (1993, 1998 et 2005) face à une opposition qu’il parvient à diviser ou à rallier à sa cause. Les scrutins sont contestés ou suivis de violences.

Est-il besoin de déclarer qu’Omar Bongo a eu de nombreux enfants : 54 enfants reconnus. 54 enfants, c’est autant d’héritiers. Des années après la mort de l’ancien président, la question de la succession n’est toujours pas réglée, car le dossier est très complexe.

Paul Essonne

Journaliste

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