A Makokou, on avance mais on attend la vraie libération par Papa Koumba

Nous sommes en 5ème République. Trois ans jour pour jour après le  30 août 2023 . À Libreville on parle de chantiers, de dette payée, de rupture. À FRANCEVILLE on inaugure. À PORT-GENTIL on promet. 
Et à MAKOKOU ?
À MAKOKOU, chef-lieu de l’Ogooué-Ivindo, on commence à voir des signes. Et il faut le dire.
*Félicitations Monsieur le Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA.
Nous sommes conscients qu’on ne refait pas 60 ans en 3 ans. Les chantiers sont lancés. L’attention portée à l’intérieur du pays est nouvelle. MAKOKOU a été entendue. Pour ça, merci.
La libération politique, le peuple l’a vécue. Il l’a acclamée. Il a cru. Le PDG est tombé. Vous avez été porté par le suffrage. L’inclusion a été décrétée.
Mais la libération, ce n’est pas seulement déboulonner une statue.
La libération, c’est aussi pouvoir aller à l’hôpital sans mourir sur la RN3.
C’est envoyer ses enfants à l’école sans que la toiture ne coule.
C’est avoir de l’eau au robinet et de la lumière qui ne s’éteint pas à 20h.
C’est avoir un emploi qui ne dépend pas d’un *_ »oncle »_* à LIBREVILLE.
*Le constat reste là.*
L’Ogooué-Ivindo, 46 000 km2, la plus grande province, reste la moins desservie.
MAKOKOU a donné ses voix sans calcul. Elle croit encore au discours de rupture. Trois ans après, elle attend les actes de rupture qui changent le quotidien.
Monsieur le Président, on vous fait confiance. On vous demande juste d’accélérer les signaux forts :
Que la RN3 ne soit plus un calvaire.
Que le courant tienne plus que le discours.
Que l’or, le fer et le bois de l’Ogooué-Ivindo profitent d’abord à ceux qui vivent sur cette terre.
*_Et un mot sur la famille politique de MAKOKOU._*
Nous attendons aussi la *_ »vraie libération »_* de son fils, *_Alain Claude BILIE-BY-NZE_*. Il est originaire de MAKOKOU. C’est votre frère gabonais. Même s’il est votre adversaire politique, il n’est pas votre ennemi.
En politique, la règle et la norme c’est le choc des idées, pas la haine des personnes.
Le Gabon a besoin de tous ses fils pour se construire.
Parce que si on refait les mêmes erreurs, on aura juste changé les noms sur les portes.
Et les *_ »griots d’hier »_* revenus *_ »conseillers d’aujourd’hui »_* diront encore : *_« C’est la faute de l’autre. »_*
*_La victoire a beaucoup de parents, la défaite est orpheline._*
*_La vérité_* : Le 30 août a libéré le Gabon du système.
*_La vigilance_* : Ne laissons pas l’opportunisme vider cette libération de son sens.
Le peuple de MAKOKOU ne réclame pas un ministère. Il réclame une route, une école, un dispensaire, une chance.
C’est ça la vraie libération.
Trois ans après, nous avançons. Mais nous attendons toujours.



Assistant Edu Gabon

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