La vérité est brutale : Libreville est en crise de civisme. Une crise profonde, aggravée par
l’absence de sanctions visibles et dissuasives. Combien d’amendes ont été réellement
infligées ? Combien de récidivistes poursuivis ?
Le vrai combat est ailleurs: dans les mentalités. Libreville ne sera propre que lorsque ses habitants cesseront de voir la propreté comme une contrainte, et commenceront à la considérer comme un acte de fierté. Il ne s’agit pas uniquement de nettoyer, mais de bâtir une conscience urbaine.
En effet, le laxisme ambiant nourrit l’anarchie. On jette une bouteille par la vitre, un sac sur le trottoir, et l’on se dédouane en accusant les autorités. Mais une ville propre n’est pas l’affaire exclusive d’un maire ou d’un délégué spécial : c’est un contrat moral entre citoyens.
Un commerçant du marché de Mont-Bouët l’admet sans détour : « Moi-même je jette parfois derrière mon étal. Ce n’est pas bien, je sais… mais tout le monde fait pareil, alors pourquoi je serais le seul à aller jusqu’aux bacs ? » Un aveu amer qui montre à quel point la norme sociale est pervertie.
Une ville à genoux, une urgence nationale.
Libreville ne pourra jamais devenir une capitale attractive tant qu’elle sentira l’égout et la négligence. Et derrière chaque tas d’ordures, ce sont des enfants qui respirent la pollution, des familles qui vivent dans l’insalubrité, des touristes qui fuient. « On parle de relance économique, de transition, mais quel investisseur sérieux s’implante dans une ville où les caniveaux sont bouchés de détritus et les trottoirs transformés en décharges ? » s’indigne un
entrepreneur du quartier Lalala, indiquant que « Quand on voit quelqu’un jeter une bouteille dans la rue, il faudrait que ce soit perçu comme une insulte à la collectivité. Tant qu’on se taira, on cautionnera ».
Il est temps d’en finir avec la complaisance. La propreté n’est pas un luxe, c’est une exigence. Une ville propre est une ville respectée. Et le respect commence par chaque geste, chaque citoyen, chaque famille. Libreville ne sera jamais propre tant que ses propres habitants continueront de la salir. À l’heure des grandes ambitions politiques, sociales et économiques, la question est simple : voulons-nous vraiment du changement ? Si oui, cela commence par
ramasser ce que l’on a soi-même jeté.
En parallèle, les services municipaux doivent composer avec le manque de moyens, l’usure des équipements, et une population qui ne coopère pas.
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