Le Président de la plate-forme L’Éveil de la Pensée Citoyenne, Joseph Lapensée Essingone, a tenu une conférence de presse ce jeudi 30 avril 2026 à l’immeuble ABC Mall.
Devant la presse, Joseph Lapensée Essingone a affirmé que la tension politique devient croissante à cause de l’incapacité du régime actuel de tenir ses promesses de campagne.
Il cite l’arrestation récente d’Alain Claude Bilie-By-Nze, Président du parti Ensemble Pour le Gabon (EPG), comme exemple de l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
« Pour faire taire un opposant gênant, un régime dictatorial va saisir la justice pour des faits réels volontairement amplifiés ou pour des faits fictifs, savamment construits par ses services secrets », a-t-il déclaré.
Il rappelle les cas de Bertrand Zibi Abegue, Landry AMieng, Brice Laccruche Alihanga et Jean Rémy Yama. « Des quatre cités, trois travaillent aujourd’hui avec le Chef de l’État. Ils sont donc bien placés pour demander à ce dernier d’abolir définitivement ces méthodes ».
Pour Alain Claude Bilie-By-Nze, « on a réveillé une affaire vieille de 18 ans, consistant en une dette non payée ». Joseph Lapensée Essingone s’interroge : « Mais quel sera le sort réservé aux autres acteurs politiques ? Qui sera interpellé pour des armes trouvées dans son domicile ? Qui sera interpellé pour des détournements de deniers publics ? Qui sera interpellé pour viol ou pour des relations sexuelles avec un mineur ? »
Prenant l’exemple de la France, où les figures politiques bénéficient d’un service de protection, il rappelle que la Garde Républicaine gabonaise a pour mission d’ »assurer conjointement avec les autres Forces de Défense et de Sécurité, la protection de certaines hautes personnalités de l’État, de responsables politiques ».
« La question qui se pose ici est celle de savoir qui est considéré au Gabon comme responsable politique ?
Les acteurs politiques de l’opposition sont-ils considérés comme étant des responsables politiques ? », s’interroge-t-il.
Il déplore que le décret créant la Garde Républicaine « n’est pas disponible sur le site du Journal Officiel ».
Joseph Lapensée Essingone souligne que l’article 94 de la Constitution « consacre le statut de l’opposition », mais la loi ordinaire censée le préciser « ne semble pas figurer parmi les urgences du nouveau parlement ».
Il cite le Sénégal, où « le Chef de l’opposition est la personne classée deuxième à l’élection présidentielle » et bénéficie de droits : couverture médiatique, réplique, invitation aux cérémonies officielles, consultation par le chef de l’État, protection de sa personne et de ses biens.
« Si nous suivons la même logique que le Sénégal, Monsieur Alain Claude Bilie-By-Nze, arrivé deuxième à l’élection présidentielle aura le statut de chef de l’opposition. En l’absence de ce dernier, pour quelque cause que ce soit, ce statut revient à Monsieur Joseph Lapensée Essingone, arrivé 2ème », a-t-il avancé.
En attendant cette loi, il appelle « l’ensemble des acteurs de l’opposition à plus de solidarité en formant un bloc face au pouvoir actuel ». « Oui, chers leaders politiques de l’opposition, face aux dérives dictatoriales observées depuis la prestation de serment du Chef de l’État, nous devons être solidaires et ne faire qu’un. Comme le disait Alexandre Dumas : Un pour tous, tous pour un », a-t-il conclu.
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