Le mouvement dénommé les casseroles a pris de l’ampleur hier jeudi 18 février dans toutes les villes de la capitale Libreville et à l’intérieur du pays notamment à Port-Gentil. Pour l’heure l’on ne connaît pas encore le nombre exact des morts, mais ce que l’on sait c’est qu’il y a eu des morts aux « trois quartiers » et dans les PK, suivi des arrestations, et jusqu’à l’heure du démarrage du Conseil des Ministres de ce vendredi 19 février aucune communication n’a été faite. Et du côté de la Présidence de la République, les sanctions seront plus sévères à l’endroit du peuple qui refuse d’exécuter.
Le Premier Ministre, Rose Christiane Ossouka devrait normalement faire une communication allant dans le sens de l’apaisement, à la limite ce sont les Ministres de l’Intérieur et de la Défense certainement surpris par ce mouvement des Gabonais en colère contre les mesures restrictives, qui doivent s’en charger. Dans l’une de nos publications de jeudi 18 février on titrait « le gouvernement faisait dans la provocation » au regard des mesures restrictives prises. Dans les PK, cela est confirmé qu’effectivement ce dernier faisait dans la provocation.
« Ce gouvernement a eu ce qu’il voulait, j’entends par là le sang des Gabonais. Nous avons supporté les humiliations de la part du gouvernement avec des pertes d’emplois sans mesure d’accompagnement, que dire de la confiscation des libertés individuelles et spirituelles et comme si cela ne suffisait, ils ont ramené le couvre-feu à 18 heures, mais pourquoi ne pas le ramener à 15 heures, ainsi les gens resteront une bonne fois à la maison et l’on verra si ce gouvernement sera capable de tenir la pression. Je m’en souviens encore des kits alimentaires que le gouvernement était incapable de bien gérer. Apparemment, ils ont eu ce qu’ils voulaient et nous savons qu’ils seront très fermes dans la prise de sanction, mais nous n’allons pas nous laisser faire » s’est exprimé Paul de Jean.
Idem pour Janvier qui pense que le gouvernement semble avoir perdu des repères. « Ils cherchent quoi ? Ils ont le pouvoir, tout ce qu’ils veulent, nous impose la dictature selon leur choix, mais qu’ils sachent une chose ils finiront par être payés un jour car la sanction suprême existe. J’espère qu’ils ne viendront pas démentir qu’ils n’y ont pas eu de mort comme ils savent le faire ».
Difficile de vivre dans la psychose, lorsqu’on sait que les lendemains sont incertains. Que cache-t-on au peuple avec cette affaire du coronavirus ? Difficile de croire que la bavette à de l’impact au Gabon, contrairement à la Guinée Equatoriale où au Cameroun ou le port du masque n’a pas d’impact. Vraiment, il est temps d’arrêter l’agenda qui a été mis en place par on ne sait qui. S’il n’est pas possible de parler de vacance de pouvoir à l’heure actuelle, dans ce cas passons à autre choses comme par exemple la relance de l’économie du pays. Attention ne soyez pas surpris par 2023.

