Un avenir commun c’est possible pour les gabonais ?

A l’époque, la première priorité du Gabon était d’obtenir l’indépendance politique, aujourd’hui, il est question de mutualiser ses ressources et ses efforts pour le bien du peuple, un peuple qui est toujours à la recherche du mieux être et ne demande que le minimum de la part de ses dirigeants.

En effet, l’esprit du Gabon d’abord et les idéaux de la renaissance gabonaise ont fait prendre conscience au pays qu’il était temps de changer sa position de faire-valoir. Car, une ère nouvelle et pleine de promesses représentant la régénération du Gabon s’est levée.

Le Gabon dispose d’une population jeune, en expansion, dynamique et plein de ressources. Ces jeunes acquièrent aujourd’hui des compétences cruciales, celles nécessaires à accomplir la transformation du Gabon. Les Gabonais, en particulier les jeunes, se sont emparés de la révolution que constituent les nouvelles technologies, ont adopté des approches innovantes de l’information, de la microfinance grâce aux réseaux de téléphonie mobile.

Aussi, le développement de la classe moyenne gabonaise va nécessairement entraîner des changements dans de nombreux domaines, notamment une expansion du secteur privé et de l’économie de la connaissance. Le Gabon est riche en ressources naturelles comme les ressources minérales et marines, mais aussi de vastes étendues de terres arables. Il s’agit de facteurs critiques pour les processus de développement industriel  et agricole qui doivent amener les Gabonais vers la croissance de l’activité économique et des échanges, mais aussi vers la transformation de la société gabonaise tout simplement.

Le Gabon peut-il s’affirmer comme un pôle de la croissance africaine et même mondiale ? Sans paix et sans sécurité, le Gabon ne peut prétendre à la prospérité pour tous ses habitants. La garantie d’une paix et d’une stabilité durables ne peut être obtenue que par une reconstruction post crise postélectorale de l’élection présidentielle d’août 2016.

En revanche, la lenteur des progrès obtenus dans la diversification de l’économie gabonaise est problématique, de même que le Gabon a besoin de développer rapidement les échanges interafricains et un meilleur accès aux marchés mondiaux.

Il est dommage que le Gabon qui est l’un des plus faibles contributeurs au réchauffement planétaire, soit l’un des pays qui subit pourtant les plus fortes conséquences du changement climatique. Par conséquent, il revient aux institutions gabonaises de travailler avec efficacité. L’État et ses différents organes doivent s’adresser véritablement aux Gabonais, aux diverses tendances de la société civile et à la diaspora. Ce rêve d’un nouveau Gabon est non seulement réalisable, mais peut prendre corps plus tôt qu’on ne le pense souvent.

Cependant, grâce à des actions coordonnées, le Gabon prendra la mesure de son avantage compétitif. Tout ceci permettra au pays de s’affirmer et de faire valoir sa voix. Le pays doit accélérer l’intégration et les interconnexions, la mobilisation des ressources et la diversification des modèles de financement.

Les Gabonais doivent conduire le processus de transformation structurelle selon leur propre philosophie et leurs propres priorités. Les Gabonais doivent faire connaître leur histoire en produisant leurs propres données et leurs propres statistiques. Voilà l’approche qui déterminera leurs partenariats dans tous les domaines.

Serge Kevin Biyoghe

Rédacteur en Chef, Journaliste-Ecrivain, Sociétaire de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédias), membre de la SGDL (Société des Gens De Lettres), membre du SFCC (Syndicat Français de la Critique de Cinéma), membre de l'UDEG (Union Des Écrivains Gabonais).

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