La mise en place de la subvention à la presse écrite en 2003 par le défunt Omar Bongo Ondimba avec le soutien de l’abbé Noel Ngwa est née de la conviction que, dans la conception actuelle de la démocratie, il ne suffit plus, dans la plupart des cas, d’accorder des droits et des libertés, mais qu’il faut aussi fournir et garantir les moyens adéquats pour que ces droits et ces libertés puissent être concrétisés.
En effet, la liberté de l’information conditionne la qualité de cette démocratie dont elle est un des piliers les plus sûrs. Une information libre et complète, objective et pluraliste de tous les citoyens est un problème vital pour la démocratie.
Aussi, dix-huit ans après l’instauration de cette aide aux organes de presse au regard des difficultés qu’ils rencontrent, force est de constater que c’est la première fois qu’un Ministre de la Communication a décidé d’ouvrir la Commission chargée de la répartition de la subvention à la presse écrite et en ligne conformément à la décision n°00040/ MCEN/SG/DCAJ/2020 et de l’ARRETE N°00019/MCEN/SG/DCAJ/2020 fixant les conditions et les modalités d’éligibilité à la subvention de soutien à la presse Ecrite, à quatre représentants de la presse privée écrite et en ligne respectivement l’Organisation des Patrons des Médias (OPAM) représenté par son Président Guy Pierre Biteghe, le Cercle des Patrons de la Presse Privée en Ligne (CPPPL) représenté par son Président Thierry Mebale Ekouaghe, le Réseau National des Journalistes Indépendants (RENAJI) représenté par son vice-président Franck Charly Mandoukou, et les non syndiqués représentés par Brice Ndong.
Ainsi, les travaux en Commission (du mardi 13 au lundi 19 octobre 2020 dans les locaux du Ministère de la Communication) se sont déroulés dans l’harmonie et la complémentarité, sous la conduite de Madame le Président Fernande Akandas épouse Souna, Inspecteur Général de la Communication et sa vice-Présidente Madame Hermine Otounga Souna, Directeur Général de la Communication, avec la collaboration du reste de la Commission Rapporteur : Monsieur Sylvestre Ondo Ebiaghe, Conseiller Juridique du Président de la Haute Autorité de la Communication ; Rapporteur adjoint : Madame Adina Claire Marion Lewagha Malou Mba, Directeur Central des Affaires Juridique ; Membres : Monsieur Simon Bolivard Ibinga Ibinga, Conseiller en Communication de Monsieur le Ministre d’Etat ; Madame Annie Sylvie Issanga Sika épouse Kiki, Directeur Central des Affaires Financières ; Madame Annick Brigitte Bouma épouse Donga, Chef de Service Presse à la Direction Générale de la Communication ; Madame Rachel Moussavou Koumba, Agent à la Direction Générale de la Communication ; Monsieur Guy Pierre Biteghe, Représentant de l’OPAM ; Monsieur Thierry Serge Mebale Ekouaghe, Représentant CPPPL ; Monsieur Brice Ndong, Représentant non syndiqué ; Monsieur Franck Charly Mandoukou, Représentant RENAJI ; Secrétaire : Monsieur Landry Velly Koumba, Directeur Central des Archives et de la Documentation.
La Commission a appelée à débattre de la question de l’aide à la presse a fait abondamment référence au rôle de la presse écrite et de la presse en ligne dans une démocratie. Les associations de journalistes et les patrons de la presse privée écrite et en ligne également.
Bien que houleux à certains moments, le bon sens a prévalu chez la majorité des commissaires sur le traitement équitable des dossiers. Même que le Ministre d’Etat, Ministre de la Communication et de l’Economie Numérique, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou est venu personnellement encourager les Commissaires en leur demandant d’examiner les dossiers en tout impartialité et en tenant compte des critères : demande adressée au Ministre d’Etat, la fiche circuit, l’agrément de commerce, l’agrément technique, l’attestation de parution, le bilan d’exploitation, la durée, le quitus fiscal, contrat de bail, la CNSS ou la CNAMGS, l’équipe technique, la carte professionnelle de presse, la sanction de la HAC (Haute Autorité de la Communication), le contrat de l’hébergeur ou de l’imprimeur, le nombre de parution et de périodicité.
Il apparaît en effet plus judicieux pour les uns et les autres d’insister sur la fonction démocratique d’un média que de mettre l’accent sur la nature commerciale d’une entreprise de presse. Il ne s’agit d’ailleurs pas seulement de garantir l’indépendance des rédactions. Le mécanisme d’aide à la presse ne peut en aucun cas créer de discriminations politiques ou économiques entre les médias. Ni de discrimination de type communautaire.
La présence des partenaires et leur participation active dans la Commission s’est révélée être d’un secours sans communes mesures, d’autant plus qu’à l’époque il n’y avait qu’un seul représentant malgré le fait que plusieurs médias étaient à jour, certains ont même bénéficiés d’une subvention partielle quand d’autres ont vu tout simplement leurs dossiers rejetés malgré leur conformité, quelques-uns ont tout de même bénéficiés de la subvention sans être à jour. Bref, c’est une véritable cours du roi Pétaud.
Autre temps fort des travaux, la contestation de la fiche statistique de SONAPPRESS qui ne reflète pas la réalité en termes de dépôt de journaux, de périodicité, de publication, de production, et de pourcentage de vente. Pourtant l’on peut en arriver à une meilleure demande de dossier et des clés de répartition par exemple la demande adressée au Ministre, l’agrément technique, l’agrément de commerce, durée de l’agrément du commerce, CNSS, CNAMGS, attestation de parution, identification du siège (avec place bureau pour ceux qui exercent à domicile), équipe technique, équipe rédactionnelle, plus le correcteur, la carte de presse, attestation de l’hébergeur pour le site et de l’imprimeur pour la presse écrite, la sanction de la HAC. A cela s’ajoute la nécessaire implication des partenaires dans la Commission d’attribution de la carte nationale de presse au regard des manquements observés dans les précédentes Commission ceci pour permettre aux bénéficiaires de jouir des avantages qui, malheureusement ne sont pas effectifs.
Aussi, l’octroi et la répartition de l’aide se fait sous la responsabilité du Ministère de la Communication. Ainsi, il sera possible d’assurer une répartition équitable de la manne financière. Le rendez-vous est pris pour 2021.
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