Victoire vient de fermer ses yeux. Elle regarde à l’intérieur d’elle. Elle cherche une issue, une voie à suivre. Une lumière apparaît et la transporte. Elle se laisse conduire en elle et au-dedans d’elle elle fait la rencontre de son »autre moi » qui, par intuition forte était apaisante et rassurante. Elle lui passe le flambeau, à lui revient le voyage dans le nouménal. Des vibrations rythmiques l’ont emporté. L’étirement commence. Le détachement du phénomène, du sensible, des corps et des affects. Enveloppée dans un suaire, elle entend les cris de ‹‹Bikalik››, les fouets de Medang, les cris stridents de Ntoutoume Nfoulou, la voix autoritaire et autorisée d’Engbwang Ondo…
Soudain, dans une autre voix se distingue au loin, là- bas, loin dans le brouhaha: ‹‹C’est moi !››. Elle tressaillit. ‹‹Qui moi !›› dit- elle in petto. Aussitôt, la réponse lui vient intuitivement. Elle esquissait un sourire. Elle a compris. Elle se sentait merveilleusement bien. La traversée se poursuit. Perdue dans cette odyssée, l’‹‹ébongui›› était intense. La transe. Le »dzimba ». La verticalité. Le couloir. Les ombres. Les lumières. Les voix dans la voie.
‹‹Où suis-je ? Je suis perdue›› pensait- elle. ‹‹Un champ de blé ? Où suis-je ? Oui ! Je suis dans un champ.›› Elle se tenait au milieu d’un vaste champ de blé. Aucune vie. Personne. Tout est ataraxique et aponique. Les béatitudes. ‹‹Le Paradis ?››
Elle ferme ses yeux, regarde le ciel et se laissait envahir délicatement par cet air oxygénothérapeuthique.
Elle n’est plus seule. Des présences. Puis, elle ouvra ses yeux. Eblouie par des rayons écarlates, progressivement, la luminosité s’est atténuée. Des femmes, enfants, jeunes, moins jeunes, vieux et hommes, tous étaient là. Ils l’attendaient. Tous. Tous sont venus accueillir leur descendance. C’est Victoire. Le plus âgé d’entre eux, était une femme. La Matrice, Nana tenant un sceptre. Ils avaient tous une marque sur le front: le pentagramme dans un cercle. Ils étaient tous beaux, souriants, bienheureux, vêtus du strict minimum, quelques étoffes à la fois douces et écarlates couvraient les parties génitales. Des vêtements d’origine. La couleur de leur peau était d’origine…
Victoire est l’une des leurs.
Victoire est chez elle.
C’est là, l’origine de Victoire.
Tout a commencé là. Elick.
Abiale.
Victoire s’est vue.
Sandrine NGUÉMÉBÉ ENDAMANE
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