Théophile Makita Niembo, « appelle à une 2ème République ».

Le président du Rassemblement pour l’alternance pacifique et l’indépendance démocratique (RAPID), candidat aux élections législatives pour le 2ème siège du 1er arrondissement de la commune de Libreville, a tenu un meeting le lundi 1er octobre 2018 à quelques encablures de l’Université Omar Bongo (UOB). Dans sa communication Théophile Makita Niemba appelle à une 2ème République.

Considérant que l’actuelle constitution a fait l’objet de plusieurs manipulations, nécessite une réécriture après accord par référendum du peuple souverain, Théophile Makita Niembo, ancien colonel à la retraite, a sollicité les suffrages des populations du 1er arrondissement de Libreville.
Des suffrages qui lui permettront de «mettre à plat et de réécrire la constitution pour une deuxième République. Car nous pensons qu’au Gabon depuis 1958 voire 1960, la 1er République a montré ses limites», a- t- il indiqué.

En effet, pour ce dernier, le fait de régulièrement «triturer» la constitution au gré des individus mais surtout des mouvements politiques, a des répercussions sur les institutions, et prouve à suffisance qu’elles ne répondent plus au contexte sociopolitique actuel. «Ce qui nous commande de soutenir l’idée de sa mise à plat, est d’améliorer les conditions de vie de nos populations. De lutter contre les inégalités et de renforcer notre économie», a expliqué Théophile Makita Niembo.

Une tâche qui promet d’être ardu pour cet ancien militaire habitué au confinement de ses idéaux et au silence. «J’ai appartenu à la grande muette très longtemps. En tant que corps habillé, je n’avais pas le droit de parler. Après 32 ans et demi de service j’ai estimé à me libérer de ce grand silence. Il était nécessaire pour moi de partager avec les gabonais mes convictions, qui sont malheureusement des convictions politiques. Des croyances que je n’avais pas le droit de faire valoir pendant cette période sous le drapeau. Aujourd’hui, le militaire à la retraite a enfin la possibilité d’extérioriser toute ces idées qui souffraient en moi », a conclu le colonel.

Chimène Okome

Journaliste

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *