En cette date du 04 novembre 2011, je souhaite par ce texte nous interpeller sur l’obligation vaccinale et surtout le rôle silencieux que nous jouons pour favoriser son imposition. Une fois encore, je ne suis pas contre la vaccination mais contre son caractère obligatoire.
S’il y a une chose sur laquelle les saintes écritures et les Hommes sont unanimes, c’est le caractère périlleux de l’absence de connaissance chez l’Homme. Ainsi, la bible déclare en Osée 4:6 « Mon peuple périt faute de connaissance…» et la Constitution gabonaise notamment en son article 1, alinéa 21 « Chaque citoyen a le devoir de défendre la patrie et l’obligation de protéger et de respecter la Constitution, les lois et les règlements de la République ».
A travers ces textes, j’apporte ma modeste contribution à l’effort d’informations pour permettre au citoyen gabonais de mieux apprécier leurs prises de décision dans le contexte actuel du Covid-19.
Même si les mots ne sont pas employés, les actes du gouvernement gabonais démontrent à suffisance qu’il impose un Pass Sanitaire pour contourner une loi inexistante sur l’obligation vaccinale car pour que les mesures annoncées par le Ministre de la santé aient un sens, ces dernières doivent être encadrées par une loi, que cela soit pour la carte de vaccination qui englobe les données personnelles que pour l’obligation de présenter une carte de vaccination ou un test PCR dans les lieux publics.
En France, l’Assemblée Nationale dominé par le parti au pouvoir avait adopté le projet de vaccination obligatoire pour tous quand quelques jours plus tard, le SENAT essentiellement dominé par l’opposition avait rejeté cette proposition de loi, annulant de facto une obligation vaccinale pour tous. En France, vous entendrez beaucoup parler des contestations des soignants, simplement parce que la première loi sur l’obligation vaccinale adoptée par le SENAT et l’Assemblée Nationale limitait cette obligation au personnel soignants et certaines corporations, la loi pour l’obligation rejetée par le SENAT quant à elle voulait s’élargir à tout le monde. Chose rejetée par le SENAT français avec comme arguments :
La sénatrice LR Sylviane Noël a affirmé que « rendre obligatoire l’administration de vaccins génétiques dont la phase expérimentale est toujours en cours, est politiquement imprudente et moralement condamnable ».
Le chef de file des sénateurs socialistes Patrick Kanner a défendu le choix de la « clarté » et de la « transparence », estimant qu’avec le pass sanitaire, le gouvernement a « exigé des Français une obligation de vaccination indirecte ».
L’obligation vaccinale indirecte, c’est ce que le Ministre de la santé a annoncé à travers toutes ces obligations conditionnées par la présentation d’une carte de vaccination ou un test PCR de 72 heures. Tout cela est rendu favorable parce que nous avons admis dans notre conscience 3 choses, laissons faire 3 choses mais pouvons faire 3 choses pour le bien de notre pays.
3 choses que nous avons admises :
D’abord que la parole d’un Ministre, d’un Premier Ministre et même d’un Chef d’Etat, est au-dessus de la loi, plus grave, elle est la loi. On respecte plus la parole d’un dépositaire de l’autorité de l’Etat que la loi ayant fait de lui le dépositaire de l’autorité de l’Etat. Ainsi, nous avons admis d’être un peuple disposant de lois, refusant de les respecter et préférant faire du discours d’un dépositaire de l’autorité de l’Etat notre loi ;
Ensuite, qu’il n’est pas nécessaire de défendre ce qui est juste et bon pour le pays tant que notre vie et notre salaire ne sont pas menacés même si celle de nos enfants et l’avenir du pays est en péril. Nous avons fixé à notre pays un prix : la vie et l’argent. Tant qu’on n’a ces deux choses, n’importe qui nous les garantissant peut faire du Gabon ce qu’il veut et nous avec ;
Et pour finir, le Gabon composé à plus de 80% par les chrétiens, les leaders religieux dans leur majorité présentent la peur comme étant de la sagesse, la soumission à l’autorité politique et non aux principes de vérité de Dieu, comme de la vertu. Une réalité vécue aujourd’hui par les chrétiens qui ne choisissent en Jésus-Christ que les miracles et les promesses, mais ne veulent pas du Jésus-Christ ayant parcouru le chemin de croix, au point de donner sa vie pour la vérité. Résultat, même le Gabon lui-même sait qu’il ne peut plus compter sur ses croyants les plus nombreux, donc les chrétiens pour le défendre ; tout le contraire des pays à majorité dominé par les musulmans, où leur terre est sacrée et ce au péril de leur vies.
3 choses qui se font sous nos yeux en violation de l’éthique et de la loi :
Premièrement, une obligation vaccinale indirecte, n’étant encadrée par aucun texte, aucune loi ce en violation de la Constitution. L’OMS ne rendant pas obligatoire la vaccination, le Gabon ne pouvant prendre une loi obligeant à la vaccination pour ne pas être déphasage avec le caractère volontaire de cette dernière, use du trafic d’influence pour pousser la majorité à violer la loi en acceptant l’obligation vaccinale indirecte ;
Deuxièmement, la signature d’un consentement éclairé au moment de se faire vacciner et accepter de se faire vacciner sans présenter les résultats d’un bilan de santé, alors que dans ce consentement éclairé aucune disposition n’engage le gouvernement en cas de problème post-vaccin d’une part et qu’un bilan de santé est plus fiable qu’un simple formulaire à remplir d’autre part ;
Troisièmement, le refus du Gouvernement de rendre compte au peuple de la gestion des centaines de milliards mobilisés au nom du Covid et la transformation indirecte du COPIL COVID en régie financière avec l’annonce des facturations outrancières des tests à 20 et 50.000 XAF, alors même que ces derniers sont soit offerts par les partenaires ou achetés avec l’argent du contribuable ;
3 choses que nous devons faire :
1/ Faire respecter la loi en rejetant toutes obligations annoncées par le Ministre de la Santé car non encadrées par une loi, évitez de céder au chantage vaccinal et exiger l’insertion de l’engagement de l’Etat dans le consentement éclairé signé par les vaccinés en cas de survenance d’effets indésirables ;
2/ En absence d’engagement de l’Etat sur le consentement éclairé, exiger aux responsables de vos entreprises ou administrations, un document engageant l’entreprise à couvrir toutes les charges en cas d’effets indésirables constatées ; dans le cas échéant regroupez-vous en collectif, prenez un avocat et poursuivez toute personne physique ou morale vous obligeant à agir en absence de cadre légal et en violation de la loi ;
3/ Si un commerce, entreprise, administration, etc… vous exigent une carte de vaccination avant d’y accéder, à défaut de le boycotter, prière d’entreprendre la même démarche c’est à dire s’organiser en collectif pour prendre un avocat afin de poursuivre ces entités…car au Gabon, il n’existe aucune loi portant sur l’obligation vaccinale ou le Pass sanitaire. Un pass sanitaire ou obligation vaccinale ne peut être effectifs qu’à la faveur d’une loi et non d’un arrêté, décision ou communiqué ministériel. Les mesures obligatoires dernièrement annoncées le sont sur la base d’une communication gouvernementale du Ministre de la santé, laquelle communication n’est ni une décision, ni un arrêté et encore moins une LOI.
En rappel, La loi n°001/2020 du 25 avril 2020 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°11/90 du 16 novembre 1990 relative à l’Etat d’urgence ne saurait être utilisée pour justifier l’obligation vaccinale indirecte.
Respecter le gouvernement, c’est aussi et surtout l’aider à se conformer à la loi et éviter qu’il n’agisse en dehors de tout cadre juridique, ce pour le bien du pays.
Geoffroy FOUMBOULA LIBEKA MAKOSSO, acteur de la société civile gabonaise, Ambassadeur Leadership et Engagement Jeunesse du Gabon.

