Restauration des institutions : Coup d’oeil sur l’institution judiciaire

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Palais de justice de Libreville.

Personne n’a de considération pour la justice au Gabon; les raisons sont nombreuses. Tout le monde pense qu’elle est au service du seul pouvoir en place, et qu’elle n’agit qu’en faveur des puissants. À cela s’ajoute qu’on pense qu’elle est totalement corrompue, et qu’elle ne dit pas le droit au nom du peuple, n’ayant pas été élue, ni reçu mandat de ce peuple.

Du coup, les gabonais n’ont aucune confiance dans l’institution judiciaire de leur pays.
En déclarant Restaurer les institutions, et en commençant par la justice, les forces de défense et de sécurité qui ont pris le pouvoir le 30 août au Gabon, ont vu juste, et le fait d’organiser “une convention annuelle du système judiciaire” consacrée à la réforme du système judiciaire gabonais prouve bien que cette institution a failli.

Des mesures fortes doivent à cet égard être proposées pour remédier à la situation en attendant qu’elles soient soumises à l’examen du Dialogue National.

Il n’est pas exclu qu’il serait nécessaire d’évaluer les raisons pour lesquelles l’institution judiciaire a failli. Cette enquête devrait être menée par un organe indépendant ou par une commission spéciale chargée d’examiner les circonstances et les causes de la défaillance.
Sur la base des conclusions de l’enquête, des réformes institutionnelles pourront être nécessaires pour remédier aux problèmes identifiés. Cela pourrait inclure des changements dans les politiques, les procédures, la gouvernance ou la formation du personnel.
Si des actes répréhensibles ou des violations de l’éthique sont identifiés, il pourrait être nécessaire de prendre des mesures disciplinaires à l’encontre des personnes impliquées. Cela peut inclure des sanctions administratives, des mesures disciplinaires ou des poursuites pénales, le cas échéant.

De même que le Dialogue National devrait insister sur la  garantie de la transparence et la redevabilité dans le processus de correction des défaillances. Ce qui peut inclure la publication des résultats de l’enquête, la communication des réformes mises en place, et la prise de mesures pour restaurer la confiance du public dans l’institution judiciaire.

Enfin, si les défaillances ont eu des conséquences négatives sur des individus ou des groupes, il serait nécessaire de mettre en place des mécanismes de réparation ou de compensation, le cas échéant.

En fin de compte, il est essentiel que les mesures prises pour remédier à une défaillance de l’institution judiciaire visent à restaurer la confiance du public dans le système judiciaire, à garantir l’équité, la justice et la primauté du droit, et à prévenir toute récurrence de telles défaillances à l’avenir.

Tel est le vœu des gabonais pour la restauration de l’institution judiciaire, et pour faire de nouveau confiance à la justice.
Qui vivra,verra.

Par PETIT-LAMBERT OVONO ÉVALUATEUR CERTIFIÉ INTERUNIVERSITAIRE DES POLITIQUES PUBLIQUES PRÉSIDENT DE SOGEVAL

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