Rentrée scolaire : les établissements privés exigent le paiement de toute la scolarité.

La pandémie du Coronavirus semble avoir donné des appétits gargantuesques, aux responsables d’établissements privés reconnus d’utilités publiques. Lesdits établissements exigent des parents d’élèves le versement de la totalité des frais de scolarité avant le début des cours.  

Le calvaire des Gabonais économiquement faibles et de certains fonctionnaires gagne–petits n’a pas encore connu son épilogue. C’est le moins qu’on puisse dire, après la décision de plusieurs chefs d’établissements, de percevoir la totalité des frais de scolarité avant le début effectif des cours. En effet, pendant que, le Ministre de l’Education Nationale se prépare et tente de mettre les conditions nécessaires pour permettre à tous les jeunes Gabonais de pouvoir être scolarisés, en cette période de crise sanitaire. Les chefs d’établissements privés décident de mettre  les parents d’élèves dos au mur. Quand bien même, les problèmes auxquels sont confrontées les populations gabonaises depuis la crise sanitaire sont évidents et ne souffrent d’aucune contestation. Dès lors, comment expliquer l’attitude de certains établissements privés tels que, Mbele et d’autres préscolaires en activité depuis quelques mois. « Les élèves, anciens comme nouveaux qui souhaitent poursuivre  leur scolarité à Mbele doivent payer la totalité des frais de scolarité avant le début effectif des cours », a affirmé un responsable de cet établissement aux parents venus s’acquitter des frais d’inscription.

Une situation ubuesque, qui démontre que ces chefs d’établissements n’ont aucune compassion pour les parents d’élèves, dont certains sont d’ailleurs en chômage technique ; à cause de la crise sanitaire. Le gouvernement qui vient d’assister à une reprise des cours apaisé pourrait bien être obligé de jouer les médiateurs avec les chefs d’établissements, pour permettre à ces élèves de s’inscrire et poursuivent leur scolarité comme les années précédentes, en s’acquittant de leur scolarité soit par mois, par trimestre ou par semestre.

Ikoundi Nguema

Journaliste

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