Ogooué-Lolo/Koulamoutou : Les services du Trésor et du Contrôle Budgétaire soufflent le chaud et le froid.

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Vue du Trésor

Certains agents sensés servir l’Etat et assurer son bon fonctionnement, notamment dans les services du Contrôle Budgétaire et du Trésor à Koulamoutou, affichent un comportement peu orthodoxe.

En effet, dans le cadre de l’exécution du budget de fonctionnement en « Biens et Services », les différents administrateurs délégués des crédits effectuent des engagements chez certains fournisseurs, pour la bonne marche de leurs administrations : ils se ravitaillent en fournitures de bureau, fournitures informatiques, papeterie…, ces budgets peuvent également servir pour les frais de missions.

Pour se faire payer, les fournisseurs produisent des factures, qu’ils signent conjointement avec les administrateurs des crédits délégués, ensuite ces factures doivent suivre un circuit : le contrôle budgétaire pour appréciation de la dépense, puis le trésor pour la liquidation.

Seulement, il est constaté avec amertume, pour le déplorer que les factures déposées au contrôle budgétaire peuvent passer plusieurs mois avant leur traitement, tout simplement parce-que les agents en charge des dossiers réclament des « pots de vin » de la part des fournisseurs.

Et si vous avez la chance que ces factures sortent du contrôle budgétaire, au niveau du trésor c’est un autre blocage : les caissiers réclament un pourcentage en numéraire avant de payer le fournisseur. Même si aujourd’hui la liquidation se fait par virement bancaire, ces agents véreux et sans vergogne n’hésitent pas à marchander avec les différents fournisseurs.

Ces attitudes qui sont monnaie courante dans les régies financières sont à bannir et les responsables de ces comportements blâmables doivent être interpellés, au moment où les nouvelles autorités prônent l’excellence au travail et combattent la corruption, cette gangrène qui n’honore pas nos administrations.

Des inspections doivent être effectuées par les services spéciaux installés à l’intérieur du pays (B2, DGDI et DGR) afin de mettre un terme à ces postures rétrograde et obscurantiste de certains commis de l’Etat.

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