Dans la province de l’Ogooué-Ivindo, des inquiétudes seraient exprimées par des citoyens concernant l’avancement de plusieurs projets publics et la gestion de fonds alloués au développement local.
Selon des contributions qui circuleraient localement, des questions seraient posées au sujet de deux enveloppes de 7 milliards FCFA : l’une allouée dans le cadre de la Transition, l’autre dédiée aux travaux liés à la Fête Nationale de la Libération.
Les auteurs de ces interpellations mettraient en avant la nécessité d’une transparence accrue dans l’utilisation de ces ressources, dans un contexte où la province connaîtrait des attentes fortes en matière d’infrastructures.
Le dossier de l’hôpital psychiatrique de Makokou évoqué
Un projet de centre psychiatrique à Makokou, chiffré à 756 millions FCFA, serait particulièrement cité.
Une enquête aurait été diligentée par le CTRI à l’époque sur ce dossier. Selon ces mêmes sources, l’entreprise attributaire du marché aurait été auditionnée en raison de retards constatés dans l’exécution des travaux.
À ce jour, l’état d’avancement du chantier et le caractère prioritaire de cette infrastructure par rapport aux autres besoins sanitaires de la province susciteraient des interrogations au sein de la population.
D’autres chantiers à l’arrêt seraient pointés
Le projet « Maripoma » serait également mentionné. Des recrutements de personnel auraient eu lieu et que des décaissements auraient été effectués, alors que les travaux seraient actuellement à l’arrêt sur le terrain, selon les témoignages recueillis.
Certains évoqueraient par ailleurs des préoccupations liées à l’attribution de sous-traitances dans le cadre de projets miniers, notamment celui de Belinga, sans toutefois apporter d’éléments de preuve formelle.
Face à ces constats, les signataires de ces contributions en appellent le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Ils sollicitent la mise en place d’une évaluation rigoureuse et transparente des dossiers en cours. Ils estiment par ailleurs qu’il conviendrait de nommer à la tête du Gouvernorat de l’Ogooué-Ivindo une personnalité dont l’action serait « en phase avec la gouvernance » impulsée par le Chef de l’Etat.

