Musique: Michel Okili s’éteint à Libreville.

Figure discrète mais incontournable de la scène musicale gabonaise, Michel Okili est décédé le 24 mai 2025 au CHUL de Libreville, des suites de complications liées à un diabète qu’il combattait depuis une décennie.
Musicien, producteur et membre du groupe Okili Family, il laisse derrière lui des souvenirs marqués par sa capacité à révéler les autres tout en restant dans l’ombre.
L’un des architectes les plus discrets mais les plus féconds de la musique gabonaise vient de tirer sa révérence. Michel Okili est décédé ce samedi 24 mai à Libreville, laissant derrière lui un héritage sonore tissé dans l’intimité des studios, les harmonies du zouk et les pulsations du hip-hop. Il avait le don rare de faire émerger des voix, de structurer des carrières, de révéler des émotions enfouies sous les décibels.
C’est au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), où il avait été admis en urgence après une complication de son diabète, qu’il a rendu son dernier souffle. Le musicien luttait depuis une dizaine d’années contre cette maladie chronique, qui avait fini par atteindre ses reins.
Membre fondateur du groupe Okili Family, il fut l’un des visages de cette génération qui a donné au zouk gabonais une âme propre, suave et enracinée. Mais c’est surtout dans les coulisses, là où se sculptent les morceaux avant de conquérir le public, que Michel Okili excellait. En 2001, il s’impose comme un maillon essentiel de la production du maxi single «Ton retour» de la chanteuse Alda, dont le morceau «Tu es entré dans ma vie» va bientôt s’imprimer dans la mémoire collective. Ce projet, conduit aux côtés du label AFJ et de Rosine Mendy, doit beaucoup à sa rigueur, sa finesse et sa capacité à faire émerger le meilleur de l’artiste.
Son nom reste aussi indissociable du hip-hop gabonais. Producteur de l’instrumental du titre « Coup de Tête » de Kôba, Michel Okili avait ce flair musical qui fait les classiques. Il fut aussi le premier à croire en Aksl Gemini, qu’il introduit au studio et aide à sortir son tout premier titre «Mouf», déclencheur d’une carrière singulière et multigenre, entre rap, soul et reggae.
Homme de l’ombre, artisan passionné, Michel Okili appartient à cette lignée rare de faiseurs d’art qui construisent les autres sans jamais chercher la lumière. Sa disparition est une perte intime pour tous ceux qui ont croisé sa route et une blessure profonde pour la musique gabonaise, qui perd bien plus qu’un technicien : un tisseur de liens, un maître d’atelier, une mémoire vivante.
Son œuvre, elle, demeure. Vibrante, ancrée, généreuse, à son image. Né en 1975, il entre dans sa cinquantième année.


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