Mort supposée d’Ali Bongo : La Hac sensibilise les médias.

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Raphaél Ntoutoume Nkoghe, président de la HAC prend langue avec les patrons des médias.

Après avoir analysé la déclaration qui vaut à Jean Rémi Yama une ferme promesse de poursuites pénales, la Haute autorité de la communication (Hac), a promis, dans sa séance plénière du 4 juillet, des sanctions aux médias qui relaieraient  des déclarations similaires à celle du leader de Dynamique unitaire.

Sous la présidence de Raphaël Ntoutoume Nkoghe, président de la Haute autorité de la communication (Hac), l’institution chargée de réguler les médias en République gabonaise s’est réuni le 4 juillet 2019, en séance plénière pour analyser la déclaration du président de Dynamique unitaire (DU) le 3 juillet, a suscité la réaction du ministre de  l’Intérieur, de la Justice, Garde des Sceaux Anicet Mboumbou Miyakou.

Au cours d’une  conférence de presse animée par le leader syndical, la Hac qui assure qu’elle n’a été relayée que par les médias numériques, Jean Rémi Yama se fondant sur l’intime conviction de sa confédération syndicale, déclarait qu’«Ali Bongo Ondilba est mort, il n’existe plus». La Hac qui se dit consciente que le droit à l’information est un droit fondamental protégé par la Constitution gabonaise, rappelle cependant que «l’expression de ce droit n’est pas absolu».

Alors que le syndicaliste faisait part de son intime conviction adossée sur un faisceau d’indices mentionnés dans son discours, la Hac estime que Jean Rémi Yama a véhiculé une information qui «n’est que le fruit des conjonctures reposant sur des faits non vérifiés». Et, il fait l’apologie de la contrevérité, considère la Hac qui indique qu’«avec un cynisme narcissique, la déclaration de sieur Yama constitue une insinuation malveillante, calomnieuse». Le régulateur des médias dénonce une atteinte à la vie privée, à l’unité nationale, à la cohésion sociale, à l’ordre public et à la stabilité des institutions. «C’est une injure envers l’institution du président de la République et à la personne d’Ali Bongo Ondimba», a affirmé son porte-parole adjoint, Jean François Mouwaka Ngonga. Les informations relayées doivent respecter le droit à la dignité d’autrui, promouvoir l’unité nationale et sauvegarder l’ordre public. «Elles ne doivent pas constituer une incitation à la sédition, à la haine, une invitation à l’incivisme et à la rébellion. L’information publiée doit être exacte, juste et vérifiée», a martelé le régulateur des medias. De ce fait, la Hac souhaite que les médias qui ont couvert ce point presse, devraient s’assurer  que l’information diffusée est juste et exacte «afin d’éviter de diffuser des informations sur des faits non vérifié ,la Hac fait injonction à tous les médias de faire preuve de professionnalisme, d’éthique et de responsabilité dans le traitement des informations qu’ils diffusent et qu’elle se réserve le droit de prendre les sanctions appropriées à l’égard des irrédentistes», a prévenu Jean François Mouwaka Ngonga.

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