Ah Nyamore Mbolo,
J’ai écouté attentivement tes propos issus des quelques vidéos distillées ici et là au sujet de ta prise de parole d’hier à #Bitam. Je note d’abord avec étonnement que les injonctions du gouvernement pour lutter contre la crise sanitaire de la Covid-19 n’ont nullement été respectées lors de ce meeting. Certainement que ton retour au PDG te place à nouveau au-dessus des lois.
Alors que les rassemblements publics sont limités à 30 personnes, vous avez passé outre cette mesure. Ce sont certainement les privilèges accordés à ceux qui chantent des louanges aux Bongo Valentin. Puisque, l’autre Bongo Ondimba, dit Omar Denis Junior Bongo Ondimba, a été refoulé à la frontière récemment pour, dit-on, non-respect des restrictions sanitaires.
Au même moment, les acteurs de l’opposition et de la société civile sont empêchés de tenir ce même type de rassemblements publics. Ailleurs, d’honnêtes citoyens Gabonais sont humiliés devant les caméras par la fameuse brigade du Copil pour des rassemblements de moindres importances. Voici le Gabon d’ Ali Bongo Ondimba que vous vantez.
Où sont le Dr. Guy Patrick Obiang Ndong et les ministres de l’Intérieur et de la Défense pour vous mater ? Comme ils le font contre nous autres, Gabonais devenus de seconde zone ?
Ah Nyamore,
J’ai tant à dire mais j’essaye d’être concis. Parce que je suis en train d’aller au boulot. Je sais que vous m’avez lu récemment dans Echos du Nord au sujet de tes incohérences, entre ta fameuse fusion-absorption (PDG/DN) et tes déclarations de 2015, quand tu démissionnais du PDG pour rejoindre celui que tu as appelé hier en langue Nfang ( et sous le ton du mépris) « le Nkomi », c’est-à-dire Jean Ping.
Tu as dit en langue que tu retournes vers Ali Bongo parce que « E gne a bele biem o mô » (parce que c’est lui qui a la réalité du pouvoir et de l’argent). Voici ce à quoi se limite toute ton agitation. Voici les valeurs que vous léguez à la jeunesse gabonaise. C’est d’une indécence inqualifiable. Tu as même entraîné mon frère Nicolas Ondo Aubame dans ce projet au service de l’indignité. Et moi qui pensais qu’on pouvait encore travailler au sein d’une institution sans nécessairement faire allégeance au PDG…
Je voudrais juste te dire que j’appartiens à cette race des Essandone qui tiennent encore aux bonnes vertus et à la possibilité de faire de la politique sur cette base. En restant digne. Si on peut respecter ton parcours politique, on peut au moins en déplorer les valeurs : « Me se wô, me ne wô », aurait dit quelqu’un.
Tu as encore dit en langue que: « ne pas suivre Ali Bongo Ondimba et son argent, c’est accepter d’être « Okoukoute » (misérable).
Non, mon grand-père !
Ceux qui sont Okoukoute et, donc, misérables, ce sont ces Nfang qui, au lieu de promouvoir les valeurs de la République et le débat d’idées en 2016, ont appelé à ne pas voter pour tout Gabonais qui serait Nfang.
Les Okoukoute, ce sont ceux qui ont traité Ali Bongo de criminel en 2016 et qui lui chantent des louanges un 24 avril 2021 à Bitam.
Les Okoukoute, ce sont ceux qui faisaient le calcul d’un Jean Ping devenu Président, dans le but de lui exiger argent et privilèges, en releguant au second plan tout projet véritable pour le développement du pays et son attachement aux processus démocratiques respectueux du suffrage réel exprimé par les Gabonais à chaque élection présidentielle.
En fait… C’est vous, les Okoutoute.
Dans nos silences apparents, nous ne sommes pas dupes. Tous ces leaders Nfang qui ont passé du temps à manipuler la communauté au gré de leurs intérêts personnels doivent savoir qu’ils ne sont ni éternels, ni des rois de cette communauté, pour penser que l’on vous suivra comme des moutons.
Transportez autant que vous voulez des foules à Oyem et ailleurs pour tromper Ali Bongo et cie… Vous savez qu’au bout du compte les lampadaires ne brilleront jamais plus que le Soleil de la vérité et de la sincérité.
L’histoire est parfois lente, mais elle rétablit toujours l’ordre.
Abim té.
Meboon Môôn Meba Ondo

