« Les Gabonais vivent dans la peur » affirme Petit-Lambert Ovono.

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Petit Lambert Ovono,l’évaluateur certifié des politiques publiques et président de Sogeval. .

Pendant sa campagne électorale de 2016, le candidat de l’opposition Jean Ping, pour ne pas le citer, avait promis de mettre les gabonais à l’abri de la peur et du besoin.

Ce slogan lui a sans doute réussi au regard du score honorable qui a été le sien.

Loin de nous de refaire le calcul des scores obtenus et de nous substituer à la cour constitutionnelle, nous n’avons pas peur de dire que ses partisans l’appellent président élu, quand bien même la cour constitutionnelle a déclaré Ali Bongo vainqueur du scrutin de 2016, et que c’est lui qui est assis sur le fauteuil tant convoité de président de la République Gabonaise.

Pour autant, l’objectif de mettre les gabonaises et les gabonais à l’abri de la peur n’a pas été atteint. On ne reviendra pas sur les raisons, la réalité est connue de tous.

En effet, tous les comportements des gabonais sont fonction de la peur.

On a peur de perdre son boulot, voilà pourquoi il faut voter pour le parti au pouvoir.

Le PDG a peur de perdre le pouvoir, voilà pourquoi il a fait du Gabon une République se dons et d’achats des électeurs.

On a peur d’être vilipendé dans son village, on est donc obligé d’offrir des cadeaux.

On a peur de ne plus être élu député, on fait comme les autres en distribuant les croupions de dindon.

On a peur de rater son examen, on se donne à son enseignant, c’est les fameuses moyennes sexuellement transmissibles (MST).

On a peur de ne pas être recrutée et de gravir les échelons, on se livre à son chef.

On a peur de perdre un marché public, on procédé par la corruption.

Etc.

La peur rythme donc la vie des gabonaises et des gabonais.

Elle est à l’origine du népotisme, du tribalisme, de l’égoïsme, et même du manque d’alternance au Gabon.

Il faut s’entourer des siens dès qu’on est nommé premier ministre ou ministre, sinon…

Il ne faut pas qu’un Fang ou un Punu devienne président de la République, sinon…

Etc, etc.

Petit-Lambert Ovono, évaluateur certifié des politiques publiques, président de SOGEVAL

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