La ville de Port-Gentil est sous le choc après l’arrestation d’Augustin Mboumba, un tradipraticien d’une cinquantaine d’années, également marin de profession, accusé de viols et d’abus psychologiques sur de jeunes femmes. Placé sous mandat de dépôt à la prison centrale Saint-Pierre, Mboumba est mis hors d’état de nuire une semaine après son interpellation, suite à la plainte courageuse de WDLF, une jeune femme aujourd’hui majeure, dont le calvaire a débuté en 2023.
L’affaire, d’une cruauté inouïe, révèle les manipulations perverses d’un homme qui, sous couvert de pratiques traditionnelles et de soins spirituels, aurait transformé la vie de ses victimes en un véritable enfer.
Un « traitement » diabolique
Le témoignage de WDLF est glaçant. Confiée à Augustin Mboumba par son petit-ami, qui le considérait comme un père, l’adolescente de 17 ans pensait être en sécurité. Mais très vite, la confiance a fait place à la terreur. Un matin, Mboumba aurait convoqué WDLF dans son « bwendzè », prétendant que son « bwiti » (esprit) lui avait révélé qu’un serpent avait été placé dans son ventre par son propre père. Seul remède, selon lui : des rapports sexuels imposés par voies vaginale et anale.
Sous l’emprise de la peur et de la menace de mort, WDLF a cédé. Ce fut le début d’une série d’abus répétés, où le tradipraticien mélangeait feuilles, huile de palme, décoctions hypnotiques et « bien-être » pour justifier ses actes. Les scènes décrites par la jeune femme sont insoutenables : des viols commis sous des prétextes fallacieux de guérison, l’usage de lubrifiant, et même des abus pendant ses menstruations, privilégiant alors les rapports anaux.
Un silence imposé par la terreur
Le plus sidérant est la dimension collective de cette tragédie. WDLF rapporte que d’autres jeunes filles, initiées au « Nguembombo » – un rite présenté comme traditionnel –, ont également été victimes de ces pratiques viles. Des personnalités de Port-Gentil et des familles entières auraient subi les mêmes ignominies, le bourreau les terrorisant en brandissant une arme à feu, un poignard et une bombe lacrymogène, mais surtout en leur faisant signer un pacte devant la sirène du Cap Lopez, pour s’assurer de leur silence. « Quiconque révélerait ce qui s’était passé serait frappé de mort », leur aurait-il martelé. Pire encore, les propres enfants d’Augustin Mboumba n’auraient pas été épargnés.
Après des mois de souffrance et une dénonciation qui lui a valu des « attaques spirituelles » et même un coma de deux mois, WDLF a trouvé la force de porter plainte en juin 2024. Il aura fallu attendre février 2026 pour que justice commence à se dessiner avec l’interpellation du mis en cause.
Alors qu’une rumeur de possible libération sous caution circule, WDLF et les autres victimes, qui commencent à sortir de l’ombre, placent tout leur espoir dans la justice gabonaise. Elles attendent que la lumière soit faite sur cette affaire et que le coupable réponde de ses actes ignobles, afin que plus jamais de telles horreurs ne soient commises sous le couvert de la tradition.
Source OMI.
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