Le 23 mars 2026, la Présidence de la République a accueilli 990 invités pour la Journée de l’Enseignant. Une cérémonie officielle qui, à première vue, se voulait être un hommage aux professionnels de l’éducation. Mais à y regarder de plus près, la liste des invités a révélé une réalité troublante : les enseignants, ces héros de la salle de classe, ont brillé par leur absence.
Des hauts responsables, des conseillers, des figures administratives… La liste est longue, mais les visages de ceux qui passent leurs journées à transmettre leur savoir étaient quasiment invisibles. Où était celui qui marche des kilomètres pour ne pas abandonner ses élèves ? Où était celle qui enseigne malgré les coupures d’électricité, malgré les conditions difficiles ? Où était celui qui continue sans salaire, par conscience, par vocation ?
La question s’impose : À qui appartient réellement la Journée de l’Enseignant ? À ceux qui enseignent… ou à ceux qui gravitent autour du système ? Un pays ne se construit pas dans les bureaux, mais dans les salles de classe, dans le silence du travail, dans le sacrifice quotidien.
Tant que les enseignants ne seront pas au centre de cette célébration, tant qu’on continuera à célébrer sans reconnaître leur travail acharné, cette journée restera incomplète.

