Le réveil de la justice gabonaise dans la Ve République : une exigence pour tous, sans exception par Aimé Kevin LEMINA

Depuis l’avènement de la Ve République au Gabon, les discours sur la refondation de l’État et la restauration de la confiance citoyenne se multiplient. Au cœur de cette ambition, la justice se présente comme le pilier indispensable à une société équitable.

Pourtant, le constat est amer : trop souvent, la sévérité de la loi semble s’abattre sur les uns tandis que d’autres, pourtant coupables, échappent à toute sanction. Le réveil de la justice gabonaise doit donc s’affirmer comme une réalité pour tous, sans distinction de rang, de fortune ou d’affiliation politique.

L’histoire récente du Gabon a montré des cas où la justice a été instrumentalisée, où les dossiers sensibles impliquant des personnalités proches du pouvoir s’évaporaient dans les méandres de la procédure, tandis que des citoyens ordinaires étaient lourdement condamnés pour des infractions mineures. Cette perception d’une justice à deux vitesses sape la légitimité des institutions et alimente la défiance populaire. Le réveil attendu ne peut se résumer à une simple rhétorique politique ; il exige une réforme profonde des mécanismes de poursuite, une indépendance réelle du judiciaire et une transparence des décisions.
Pour que le réveil soit effectif, l’indépendance de la magistrature doit être garantie, avec des nominations basées sur la compétence et l’intégrité, à l’abri des pressions du pouvoir exécutif. La lutte contre l’impunité doit s’appliquer de manière égale, qu’il s’agisse d’un fonctionnaire, d’un homme d’affaires ou d’un citoyen lambda. Les affaires de détournement de fonds publics, de corruption ou de crimes environnementaux doivent être instruites avec la même rigueur, quel que soit le statut de l’accusé. Enfin, la transparence et la communication autour des décisions judiciaires, l’ouverture des procès aux médias et à la société civile, sont essentielles pour restaurer la confiance des Gabonais dans leur système judiciaire.

Certaines initiatives récentes, comme la création de la Cour de répression des infractions économiques et financières, montrent une volonté de sanctionner les crimes financiers. Toutefois, ces efforts restent fragiles tant que les enquêtes ne ciblent pas tous les niveaux de responsabilité. L’impunité qui semble protéger certains hauts fonctionnaires ou proches du pouvoir envoie un message désastreux : la justice serait sélective.

Le réveil de la justice gabonaise n’est pas une option, mais une obligation morale et constitutionnelle. Il doit s’accompagner d’une volonté politique ferme de ne faire aucune exception, de ne laisser aucun voleur libre, qu’il soit puissant ou modeste. Seule une justice impartiale et intransigeante pourra redonner au Gabon la stabilité et la cohésion nécessaires à son développement. La Ve République a besoin d’une justice qui se lève, non pour punir aveuglément, mais pour rendre à chacun son dû et protéger l’intérêt général.



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Paul Essonne

Journaliste

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