Le Recteur de l’UOB dans une position embarrassante.

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Le Recteur démissionnaire de l'UOB, Marc Louis Ropivia,

L’avenir de Marc louis Ropivia vient de s’assombrir sérieusement. Comme l’a révélé le courrier du Coordonnateur de la Présidence de la République, Nourreddin Bongo Valentin, adressé au Ministre de l’Enseignement Supérieur, et en date du 3 févier 2020, le Recteur de l’UOB (Université Omar Bongo) est visé par une éventuelle sanction.

Confiée au Ministre de l’Enseignement Supérieur, cette affaire est mise à jour suite au non-respect par le Recteur de l’UOB, Marc Louis Ropivia, du Conseil des Ministres en date du 7 novembre 2019, où des mesures individuelles avaient désigné un certain nombre de compatriotes aux postes de responsabilités dans la Haute Administration parmi les lesquels figuraient : Aurélie Mombey, Secrétaire Général de l’UOB ; Mike Ndoumou, Secrétaire Général adjoint de l’UOB ; et Joëlle Arlette Edou, Directeur de la Scolarité.

En effet, il semblerait que ces nominations soient publiquement contestées par Marc Louis Ropivia, Recteur de l’UOB qui aurait d’ailleurs pris un arrêté nommant Patricia Okome comme Conseiller en charge de la Scolarité, usurpant de ce fait, les attributions et missions du Directeur de la Scolarité.

Le Coordonnateur de la Présidence est en revanche beaucoup moins précis sur le pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat. Aussi, le Président de la République est un arbitre qui assure le  fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’Etat, et est un garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités.

Selon la Constitution, le Président de la République n’a donc pas à décider de la politique intérieure du pays. Ses pouvoirs propres sont, en réalité, encadrés. Il a également un pouvoir de nomination pour certains emplois civils et militaires qui ne peut pas être délégué. Ainsi, il nomme seul les préfets, les conseillers d’Etat, les ambassadeurs, les recteurs d’académie ou encore les directeurs d’administration centrale ; mais aussi les magistrats de l’ordre judiciaire, les professeurs de l’enseignement supérieur, ou les officiers des armées de terre, de mer et de l’air.

C’est donc, dans cette optique que le Coordonnateur de la Présidence de la République a pris l’initiative de saisir dans la mesure où l’autonomie administrative et financière dont jouit l’UOB, ne saurait déroger à la force d’un Décret Présidentiel, le ministre de l’Enseignement Supérieur.

Mais alors, il serait question d’emploi fictif. Ces dernières semaines, l’imminence de révélations à ce sujet revenait avec insistance. Marc Louis Ropivia ne pensait sans doute pas devoir affronter un nouveau front politique et peut-être judiciaire.

Selon le Coordonnateur de la Présidence, inutile d’aller chercher plus loin l’origine de ces déboires. Il n’échappera à personne les véritables raisons qui conduisent ceux qui ont pris l’initiative de diffuser de telles informations.

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