Le pangolin, une espèce protégée à préserver au Gabon.

Face à l’augmentation du trafic d’espèces protégées au Gabon, notamment de pangolins, Pauline Grentzinger, Docteur vétérinaire au parc de la Lékédi, et l’équipe de vétérinaires du Centre interdisciplinaire de recherches médicales de Franceville (CIRMF) souhaitent partager des informations générales (cadre juridique, sanctions…) ainsi que quelques recommandations à suivre pour lutter contre le braconnage de cette espèce protégée.

  • Le pangolin au Gabon

Il existe huit espèces de pangolins dans le monde : quatre vivent en Afrique, et quatre en Asie. Au Gabon, trois espèces de pangolins sont présentes : les pangolins géants (Smutsia gigantae), à ventre blanc (Phataginus tricuspis) et à ventre noir (Phataginus tetradactyla).

  • Cadre juridique et sanctions sur le trafic animalier

Depuis quelques mois, une augmentation du trafic d’espèces protégées est constatée au Gabon, notamment de pangolins. Pour lutter contre ce fléau, le Gabon a établi un Code forestier (loi n°16-01 du 31 Décembre 2001) régissant les relations entre activités humaines et protection de l’environnement. Les espèces y sont classées en trois catégories : intégralement protégées,  partiellement protégées,  non protégées.

Les pangolins sont inscrits sur la liste des espèces intégralement protégées. Il est donc interdit de tuer, capturer, transporter, manger, vendre ou de garder en captivité ces animaux ou des morceaux (écailles, viande, peau, etc.). Les sanctions encourues vont de 3 à 6 mois d’emprisonnement associés à une amende allant de 100 000 à 10 000.000 CFA.

  • Les risques

*Les risques de déclin sévère de la population de pangolin: le pangolin est le mammifère le plus braconné au monde (un pangolin tué toutes les dix minutes). Au Gabon, le braconnage, le trafic animalier, le marché de la viande de brousse ou encore les activités touristiques illégales sont responsables du déclin sévère du nombre de pangolins.

*Le risque de transmission de nombreuses maladies entre la faune sauvage et l’homme (zoonoses): tous les animaux sont susceptibles de transmettre des agents pathogènes. La plupart des maladies émergentes ont d’ailleurs pour origine la faune sauvage. De plus, lorsqu’elles sont à l’origine d’épidémies, elles peuvent avoir des conséquences dévastatrices pour la santé publique, l’élevage et l’agriculture, le commerce international, la survie des populations isolées ou encore l’équilibre de tout un écosystème.

D’après l’OIE (l’organisation mondiale de la santé animale), 75% des maladies infectieuses (dont le SIDA, Ebola, etc.) existant chez l’homme ont une origine animale. La plupart de ces maladies sont très graves voire mortelles pour l’homme, et il n’existe pas de traitement pour plusieurs d’entre elles. De plus, les modes de transmissions sont multiples et il est donc très difficile de se protéger. En effet, certaines maladies peuvent se transmettre par voie aérienne (tuberculose) ou par simple contact avec l’animal (tularémie, etc.). Les principaux modes de transmission rencontrés sont par manipulation ou la consommation de viande mal cuite (Ebola, etc.) ou encore le contact rapproché (léchage, morsure, etc.) avec les animaux (rage, parasites, etc.).

Que faire pour protéger ces espèces, les pangolins en particulier ?

Des activités à risque doivent donc être proscrites dans l’intérêt de tous.



Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞
Obone Flore

Journaliste

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *