Le ministre des transports, Ndoudangoye lance le dialogue avec les syndicats.

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Jean Robert Menié et ses pairs déclinant l'invitation du ministre des transports, lors du point de presse.

Finalement, la menace d’entrer en grève dès ce 6 mai 2019 de la coalition des syndicats du secteur des transports publics et privés sur toute l’étendue du territoire a trouvé une oreille, au regard du l’appel au dialogue par le ministre des transports Justin Ndoudangoye.

Le ministre du transport Justin Ndoudangoye a reçu les différents syndicats dans la salle de réunion du ministère. Conscient  de la paralysie que va engendrer  cet arrêt, le patron des transports veut dénouer cette crise qui perdure dans ce secteur dont l’origine est le racket dont sont victimes les chauffeurs de taxi, de clandos et  des camions. Pour les transporteurs, policiers et gendarmes érigent des points de contrôle à tous les carrefours de la circonscription de Libreville et ses environs sans oublier l’intérieur du pays. Une  opération qui prend des allures  d’extorsion de ces hommes en uniformes devant l’indifférence du gouvernement.

Cette  menace de grève  a attiré l’attention de la tutelle qui a initié ce que le ministre a appelé « le dialogue de paix sociale » pour conjurer le triste sort vécu par les conducteurs sur nos différentes artères urbaines et rurales. Tous les automobilistes  reconnaissent les abus de ces points  de contrôle qui impactent négativement sur  la mobilité des usagers. Le ministre a promis engager  une démarche impliquant l’autorité de certains de ses collègues (défense, sécurité et eaux et foret) afin de convenir de la définition de points de contrôle commun ou seraient affectés des agents du trésor public pour la perception des contrevenions ou frais d’amende. Le ministre Ndoudangoye a également promis aux syndicats  d’initier les négociations cette semaine et proposer les conclusions  sur la table du premier ministre afin que le gouvernement se saisisse du dossier pour une solution définitive.

Cette démarche est une véritable bouffée d’oxygène pour les syndicalistes. Selon le président du SYLTTEG, Jean Robert Menié « C’est  déjà une volonté de mettre en œuvre notre préoccupation ». Et pour le mouvement de grève annoncé pour lundi prochain, le moustachu des transporteurs du Gabon déclare :  «  nous allons nous retrouver avec la base et déciderons »

Le  ministre du transport se veut légaliste par rapport  aux droits de grève lorsqu’il déclare qu’ «  En matière  de droits de grève, ce début de négociation devrait suspendre le préavis de  grève ». Signalons que de son coté, le ministre de l’intérieur Lambert Noel Mata reçoit ce vendredi 3 mai au ministère ces différents syndicats en vue du dénouement des accusations portées à ses agents des forces de police nationale. On peut dire, sans s’avancer que  tout le gouvernement commence à prendre a bras le corps ce phénomène de racket tant  décrié par les transporteurs. Une  situation qui a pour effet induit  l’augmentation du prix du transport  et le saucissonnage des trajets.

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